Correcteur d'orthographe gratuit — Corriger votre texte ici

Collez votre texte : chaque faute est soulignée à sa place, avec la règle de français qui l'explique. Orthographe, grammaire, conjugaison, ponctuation et typographie française. Gratuit, sans inscription.

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Aucune inscription. PDF, Word (.docx), texte. Les PDF scannés ne contiennent pas de texte : copiez-collez le contenu à la place.

Comment fonctionne ce correcteur

Vous collez un texte, l'outil le relit et vous montre chaque faute à l'endroit exact où elle se trouve, soulignée dans votre texte. À droite, une carte par faute : ce qui est écrit, ce qu'il faudrait écrire, et la règle de français qui l'explique en une phrase. Vous décidez ensuite correction par correction, ou vous appliquez tout d'un coup.

Ce fonctionnement mérite d'être décrit précisément, parce qu'il repose sur deux mécanismes séparés. Les fautes de langue — orthographe, accords, conjugaison, homophones — sont repérées par un modèle de langage, qui lit la phrase entière et comprend ce qu'elle veut dire. C'est ce qui lui permet de voir qu'un participe passé doit s'accorder avec un complément placé avant le verbe, ce qu'un simple dictionnaire ne peut pas faire.

Les écarts de typographie, eux, ne passent jamais par le modèle. Espaces insécables, guillemets français, apostrophes : ce sont des règles mécaniques, appliquées par du code. Ce choix n'est pas une facilité, c'est une nécessité. Une espace insécable est un caractère invisible, et les modèles de langage la remplacent silencieusement par une espace ordinaire dès qu'ils réécrivent une phrase. Confier la typographie française à une IA revient à la détruire.

Dernier point, qui explique la fiabilité de l'affichage : le modèle ne nous indique jamais la position d'une faute. Il nous renvoie le passage fautif recopié mot pour mot, et c'est notre code qui le retrouve dans votre texte. Les modèles de langage sont mauvais pour compter des caractères — les études indépendantes mesurent entre 32 % et 64 % de réussite sur ce type de tâche. Quand un passage ne peut pas être retrouvé avec certitude, la correction est écartée plutôt qu'affichée au mauvais endroit.

Aucune inscription n'est demandée. Le texte n'est pas conservé au-delà de la session, et il n'alimente aucun entraînement.

Les huit familles de fautes repérées

Beaucoup de correcteurs soulignent tout de la même couleur. QuillBot, par exemple, utilise un seul rouge pour l'orthographe, la grammaire et la ponctuation. Distinguer les familles change pourtant la lecture : on ne corrige pas de la même façon une étourderie et un problème de construction.

  • Orthographe — le mot n'existe pas sous cette forme : lettre oubliée, accent manquant, doublement de consonne erroné.
  • Accord — le mot existe mais s'accorde mal : genre, nombre, accord de l'adjectif, accord du participe passé.
  • Conjugaison — mauvaise terminaison, temps ou mode inadapté, concordance des temps rompue.
  • Homophone — le mot est correctement écrit mais ce n'est pas le bon : a/à, ces/ses/c'est/s'est, ou/où, leur/leurs, son/sont, et/est.
  • Ponctuation — virgule manquante ou de trop, majuscule après un point, point d'interrogation absent.
  • Typographie — les espaces autour des guillemets français « ». Une règle propre au français, systématiquement ignorée par les outils conçus pour l'anglais.
  • Syntaxe — un mot manque, un mot est en trop, la construction ne tient pas.
  • Style — répétition, lourdeur, anglicisme, pléonasme. Ces suggestions sont marquées facultatives : elles relèvent du goût, pas de la règle.

L'accord du participe passé

C'est la difficulté la plus recherchée de la langue française, et de loin la faute la plus fréquente dans les textes professionnels comme universitaires. Elle mérite qu'on s'y arrête, parce qu'elle se ramène à trois cas seulement.

Avec l'auxiliaire être, le participe s'accorde avec le sujet. « Elles sont parties tôt » : le sujet est féminin pluriel, le participe suit. C'est le cas le plus simple, et pourtant il produit encore des erreurs quand le sujet est éloigné du verbe ou masqué par une incise.

Avec l'auxiliaire avoir, le participe ne s'accorde jamais avec le sujet. Il s'accorde avec le complément d'objet direct, et uniquement si celui-ci est placé avant le verbe. « J'ai mangé les pommes » : le complément suit, pas d'accord. « Les pommes que j'ai mangées » : le complément est placé avant sous la forme du pronom relatif « que », l'accord se fait. « Je les ai mangées » : même chose avec le pronom « les ».

Le troisième cas, celui des verbes pronominaux, est le plus retors. « Elles se sont lavées » s'accorde parce que « se » est complément d'objet direct. Mais « elles se sont lavé les mains » ne s'accorde pas, parce que le complément d'objet direct est « les mains », placé après. Le test est toujours le même : cherchez le complément d'objet direct, puis regardez s'il est avant ou après le verbe.

Un moyen de contrôle rapide, valable dans presque tous les cas : remplacez le participe par « fait » ou par un participe dont le féminin s'entend, comme « pris » qui devient « prise ». Si l'oreille entend la différence, l'accord est probablement nécessaire.

Les homophones, ces mots qui se ressemblent

Un homophone se prononce comme un autre mot mais ne s'écrit pas pareil. Aucun correcteur fondé sur un dictionnaire ne peut les traiter, puisque les deux formes existent : seule la compréhension de la phrase permet de trancher. C'est là qu'un modèle de langage apporte quelque chose de réel.

  • a / à — « a » est le verbe avoir, remplaçable par « avait ». « à » est une préposition. Test : « il a mangé » devient « il avait mangé », donc pas d'accent ; « il va à Paris » ne devient pas « il va avait Paris ».
  • ces / ses / c'est / s'est / sais / sait — « ces » désigne (ces livres-là), « ses » possède (ses livres à lui), « c'est » se remplace par « cela est », « s'est » accompagne un verbe pronominal (il s'est levé).
  • ou / où — sans accent, il propose un choix, remplaçable par « ou bien ». Avec accent, il indique le lieu ou le moment.
  • leur / leurs — devant un verbe, « leur » est un pronom invariable (je leur parle). Devant un nom, c'est un déterminant qui s'accorde (leurs livres).
  • son / sont — « son » possède, « sont » est le verbe être, remplaçable par « étaient ».
  • et / est — « et » relie, « est » est le verbe être, remplaçable par « était ».
  • quelque / quel que — « quelque » est un déterminant, « quel que » s'écrit en deux mots devant le verbe être (quel que soit le résultat).
  • quoique / quoi que — « quoique » signifie bien que, « quoi que » signifie quelle que soit la chose que.

Conjugaison : les terminaisons qui trompent

Les fautes de conjugaison ne viennent presque jamais d'une méconnaissance des temps. Elles viennent de terminaisons qui se prononcent de la même façon.

L'infinitif en -er contre le participe passé en -é est la première d'entre elles. « Je vais manger » contre « j'ai mangé ». Le test consiste à remplacer le verbe par un verbe du troisième groupe : si « prendre » sonne juste, il faut l'infinitif ; si c'est « pris », il faut le participe. « Je vais prendre » fonctionne, donc « je vais manger ». « J'ai pris » fonctionne, donc « j'ai mangé ».

La deuxième est le futur contre le conditionnel à la première personne. « Je serai » annonce ce qui va arriver ; « je serais » exprime une hypothèse. Le test : mettez la phrase à la deuxième personne. « Tu seras » indique le futur, « tu serais » le conditionnel, et là, l'oreille ne se trompe plus.

Vient ensuite la concordance des temps, plus subtile parce qu'aucune terminaison n'est fausse isolément. Après un verbe principal au passé, la subordonnée passe à l'imparfait ou au plus-que-parfait : « il a dit qu'il venait », et non « qu'il vient ». Cette faute est très fréquente dans les comptes rendus et les rapports.

Enfin, le subjonctif après certaines locutions : « bien que », « avant que », « pour que », « à moins que » l'exigent. « Bien qu'il soit venu », jamais « bien qu'il est venu ». À l'inverse, « après que » demande l'indicatif, une règle si souvent enfreinte que l'usage fautif est devenu majoritaire à l'oral.

Ponctuation et typographie françaises

C'est le domaine où les outils conçus pour l'anglais font le plus de dégâts, et celui que presque personne ne vérifie.

En français, une espace insécable précède le point-virgule, les deux-points, le point d'exclamation et le point d'interrogation. En anglais, aucune espace ne les précède. Un traitement de texte configuré en anglais, ou un outil de correction anglophone, supprimera donc systématiquement ces espaces — et le texte, sans que rien ne paraisse cassé, cessera d'être correctement composé.

Les guillemets suivent la même logique. Le français utilise les chevrons « et », séparés du texte qu'ils encadrent par une espace insécable. Les guillemets anglais " " sont un pis-aller, acceptable dans un courriel, déplacé dans un mémoire ou une publication.

L'apostrophe typographique ’ est la forme correcte ; l'apostrophe droite ' est un héritage des machines à écrire, conservé par les claviers. La différence est visible à l'impression et dans toute police soignée.

Trois autres règles reviennent souvent : la virgule et le point ne sont jamais précédés d'une espace ; les points de suspension sont un caractère unique et non trois points ; et un tiret d'incise est un tiret cadratin ou demi-cadratin, pas un trait d'union.

Notre correcteur signale les espaces autour des guillemets français par du code déterministe, jamais par le modèle. Les autres conventions ci-dessus (apostrophe typographique, espaces insécables) sont expliquées ici à titre de repère, mais volontairement non signalées : ce sont des choix de composition, pas des fautes, et les relever noierait les vraies erreurs.

Corriger un mémoire, une thèse ou un rapport de stage

Un travail universitaire se corrige différemment d'un courriel, pour une raison simple : la longueur change la nature des fautes.

Sur cent pages, les fautes isolées sont peu nombreuses par rapport aux incohérences. Un terme technique orthographié de deux façons différentes, une abréviation définie au chapitre 2 et réutilisée sans rappel au chapitre 7, un nom propre écrit tantôt avec un accent tantôt sans. Aucun correcteur automatique ne repère ces écarts, parce que chaque occurrence est correcte prise isolément. Faites une recherche de chaque terme technique et vérifiez que la forme est unique.

Découpez ensuite la correction par section plutôt que de tout coller d'un coup. Sur un texte très long, la relecture s'émousse et les derniers paragraphes reçoivent moins d'attention — la vôtre comme celle de l'outil. Un chapitre à la fois donne de meilleurs résultats et vous force à lire les propositions au lieu de tout valider en bloc.

Vérifiez systématiquement, après correction, les chiffres, les dates, les noms d'auteurs et les références bibliographiques. C'est ce qu'un jury regarde en premier, et c'est ce qu'une correction automatique peut altérer sans que cela se voie.

Attention enfin à un piège fréquent : la correction ne remplace pas la vérification du plagiat, et elle ne dispense pas de citer vos sources. Ce sont trois opérations distinctes.

Corriger un courriel professionnel

C'est l'usage le plus fréquent, et le plus rentable : dix lignes, trente secondes, et un message qui ne vous dessert pas.

Les fautes qui coûtent le plus cher dans un courriel ne sont pas les plus graves grammaticalement. Une faute d'accord passe souvent inaperçue ; un nom de destinataire mal orthographié, non. Vérifiez toujours en priorité le nom de la personne, celui de son entreprise, et les chiffres que vous annoncez.

Les formules de politesse concentrent une part importante des erreurs. « Je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes salutations distinguées » suppose de reprendre exactement la formule d'appel utilisée en tête. On n'« exprime » pas des sentiments à un supérieur hiérarchique dont on ignore le nom. Et « cordialement » suffit dans la grande majorité des échanges professionnels courants.

Deux fautes reviennent constamment. « Suite à » est considéré comme incorrect en registre soutenu : préférez « à la suite de » ou « comme suite à ». Et « au niveau de » employé à la place d'une préposition simple alourdit sans rien apporter : « au niveau des délais » se dit « pour les délais ».

Un dernier réflexe : relisez le message une fois les corrections appliquées, avant d'envoyer. Un correcteur ne voit pas qu'une phrase corrigée dit désormais autre chose que ce que vous vouliez dire.

Les fautes de frappe, une catégorie à part

Une faute de frappe n'est pas une faute d'orthographe : vous connaissez le mot, vos doigts ont glissé. Cette différence a une conséquence pratique importante — ce sont les fautes les plus difficiles à voir en se relisant soi-même, parce que le cerveau lit ce qu'il s'attendait à écrire.

Les plus insidieuses sont celles qui produisent un autre mot existant. « Il a bien reçu » devenu « il a bien recu », un correcteur le voit. « Il a bien reçu » devenu « il a bien déçu » passe tous les dictionnaires. Seule une analyse du sens de la phrase les détecte, et c'est pour cela qu'un modèle de langage est utile là où un correcteur classique échoue.

L'inversion de lettres dans les mots courts est un autre cas fréquent : « les » écrit « lse », « ils » écrit « isl ». La double frappe et l'omission complètent le tableau — « lees », « le » écrit « l ».

Un conseil qui vaut plus que tous les outils : relisez à l'écran dans une police différente de celle utilisée pour écrire, ou imprimez. Le changement de forme casse l'automatisme de lecture et fait apparaître ce que vous ne voyiez plus.

Pourquoi aucun correcteur n'atteint cent pour cent

Il faut le dire clairement : aucun correcteur automatique, gratuit ou payant, ne détecte toutes les fautes ni ne s'abstient de toute erreur. Cela vaut pour celui-ci comme pour les logiciels vendus plusieurs dizaines d'euros par an.

Trois catégories lui échappent structurellement. D'abord les fautes qui produisent une phrase correcte mais fausse : « le rapport a été remis à la direction » alors que vous vouliez écrire « par la direction ». Rien n'est incorrect, seul vous savez ce que vous vouliez dire.

Ensuite tout ce qui dépend d'un contexte que l'outil ne connaît pas : l'orthographe d'un nom propre, la casse d'une marque, un terme interne à votre entreprise, une convention imposée par votre établissement.

Enfin les erreurs de fond. Une date inexacte, un chiffre erroné, une affirmation fausse traverseront la correction sans encombre et en ressortiront mieux écrites.

Dans l'autre sens, un correcteur signale parfois des passages corrects. Les tournures littéraires, les inversions volontaires, les phrases nominales et les ruptures de rythme délibérées sont régulièrement pris pour des erreurs. C'est pourquoi chaque correction est proposée et non appliquée d'office : le dernier mot vous revient, et il doit vous revenir.

Correcteur automatique ou relecture humaine

Les deux ne font pas le même travail, et le choix dépend de l'enjeu.

Un correcteur automatique traite en quelques secondes ce qu'un relecteur mettrait une heure à faire : les fautes mécaniques, celles qui se voient une par une. Il est gratuit, disponible immédiatement, et il ne se fatigue pas au bout de trente pages — un avantage réel, car la fatigue est la première cause d'erreurs manquées chez un relecteur humain.

Un relecteur professionnel apporte ce que l'automatisation ne remplace pas : la cohérence d'ensemble, la logique de l'argumentation, l'adéquation au lecteur visé, la détection de ce qui manque. Il voit qu'un paragraphe contredit le précédent, qu'une transition est absente, qu'une explication indispensable n'a jamais été donnée.

La combinaison raisonnable, pour un document important : corriger d'abord automatiquement, ce qui élimine le bruit, puis relire soi-même à tête reposée, et enfin faire lire par quelqu'un d'autre. À ce stade, le relecteur consacre son attention au fond au lieu de la dépenser sur des accords.

Pour un mémoire ou une thèse, une relecture professionnelle se facture généralement au mot. C'est un investissement défendable pour un document qui engage une année de travail ; il l'est beaucoup moins pour un courriel ou un article de blog.

Corriger un texte long : découper plutôt que tout coller

L'outil accepte jusqu'à dix mille caractères, soit environ mille six cents mots. Ce n'est pas parce que la limite le permet qu'il faut systématiquement la remplir.

Sur un texte long, deux phénomènes se conjuguent. L'analyse répartit son attention sur l'ensemble et traite chaque paragraphe avec moins de finesse qu'il ne l'aurait fait isolément. Et vous, devant une liste de quarante corrections, vous finissez par cliquer sur « tout corriger » sans les lire — ce qui revient à confier votre texte à une machine sans contrôle.

Découpez par unité de sens : une section, une sous-partie, parfois un seul paragraphe difficile. Vous obtenez de meilleures propositions et vous les lisez réellement.

Pour un document de plusieurs dizaines de pages, procédez chapitre par chapitre et gardez trace de ce que vous avez déjà traité. Reprendre deux fois le même passage est le meilleur moyen de réintroduire une faute que vous aviez corrigée à la main.

Les accents, y compris sur les majuscules

Contrairement à une croyance tenace, les majuscules s'accentuent en français. « À bientôt » prend un accent, « Élève » aussi, « État » également. L'Académie française est explicite sur ce point : l'accent a pleine valeur orthographique, et son absence sur les majuscules relève d'une contrainte technique ancienne, celle des imprimeries et des machines à écrire, non d'une règle.

L'omission crée de vraies ambiguïtés. « UN HOMME TUE » et « UN HOMME TUÉ » ne disent pas la même chose. « INTERNE » et « INTERNÉ » non plus. Dans un titre en capitales, l'accent n'est pas une coquetterie.

Sur un clavier français, les majuscules accentuées s'obtiennent avec la touche Verrouillage majuscule active plutôt qu'avec Maj — c'est le moyen le plus simple et le moins connu. Sous Windows, la combinaison Alt suivie d'un code numérique fonctionne aussi ; sous macOS, les touches mortes le permettent directement.

Le cas de « ç » majuscule mérite une mention : « Ç » existe et s'écrit, notamment dans « ÇA ». Et le « e dans l'o » — œ — est une lettre à part entière, pas une fantaisie : « cœur », « sœur », « œuvre » s'écrivent avec elle, et « oe » est une approximation.

Noms propres, jargon et mots étrangers

Un correcteur automatique n'a aucun moyen de savoir si « Dupond » est une faute pour « Dupont » ou le nom exact de votre interlocuteur. C'est la limite la plus concrète de l'exercice, et celle qui produit le plus de faux signalements.

Notre outil est explicitement instruit de ne pas toucher aux noms propres, aux marques, aux termes techniques et aux mots étrangers employés volontairement. C'est le bon réglage par défaut, mais il a une contrepartie : une véritable faute dans un nom propre ne sera pas signalée. Vérifiez-les à la main, systématiquement.

Pour le vocabulaire spécialisé, la règle est la même. Un terme métier, un sigle interne, une norme technique doivent être vérifiés par vous. Si vous rédigez régulièrement dans le même domaine, constituez-vous une liste des vingt termes qui reviennent et de leur orthographe exacte : c'est cinq minutes une fois, et cela règle le problème durablement.

Les emprunts à l'anglais posent une question de choix plutôt que de correction. « Un email » ou « un courriel », « un meeting » ou « une réunion » : les deux existent, le registre diffère. L'outil peut signaler l'anglicisme comme suggestion facultative ; il ne l'impose jamais.

Se relire soi-même : la méthode

Savoir se relire reste utile même avec un correcteur, ne serait-ce que pour juger si une correction proposée est la bonne. Quatre gestes, dans cet ordre.

Premier geste : laisser reposer. Une heure suffit pour un courriel, une journée pour un document important. Relire immédiatement après avoir écrit ne sert presque à rien : vous lisez encore ce que vous vouliez dire, pas ce que vous avez écrit.

Deuxième geste : changer la forme. Modifiez la police, augmentez la taille, imprimez. Le cerveau relit un texte familier par automatismes, et n'importe quel changement visuel casse ces automatismes. C'est la technique la plus efficace, et la plus négligée.

Troisième geste : lire à voix haute. Les phrases trop longues se révèlent immédiatement — vous manquez de souffle. Les répétitions s'entendent. Les accords fautifs sonnent faux à l'oreille bien avant d'être identifiés par la règle.

Quatrième geste : relire une dernière fois en ne cherchant qu'une seule chose. Une passe pour les accords, une pour la ponctuation, une pour les noms propres. Chercher tout en même temps garantit de tout survoler.

Confidentialité et traitement de votre texte

Le texte que vous collez est transmis à un modèle de langage pour produire l'analyse, puis conservé le temps de la session. Sans compte, celle-ci est anonyme et disparaît à la fermeture de la page. Nous ne construisons aucun profil et ne revendons rien.

Cela ne dispense pas de prudence, et il faut le dire sans détour : le traitement s'appuie sur un service tiers hébergé hors de l'Union européenne. Un document contenant des données personnelles, des informations médicales, des éléments couverts par le secret professionnel ou des clauses contractuelles confidentielles ne devrait pas y être collé.

La bonne pratique est simple : retirez les noms, les adresses, les numéros et tout ce qui identifie une personne avant de coller. La correction sera rigoureusement identique sans eux, puisqu'elle porte sur la langue et non sur le contenu.

Pour un usage professionnel régulier sur des documents sensibles, un outil hébergé en Europe avec engagement contractuel de non-réutilisation des données est le choix approprié. Plusieurs éditeurs français en proposent. Nous préférons vous le dire que de laisser entendre que tout usage se vaut.

Gratuité, limites et bon usage

Le service est gratuit et ne demande pas de compte. Vous pouvez corriger jusqu'à dix mille caractères par passage, et enchaîner autant de passages que nécessaire dans la limite quotidienne.

Cette limite est calculée par réseau et non par personne. Elle est largement dimensionnée pour un usage individuel, y compris intensif. Le seul cas où un utilisateur normal peut l'atteindre est le travail depuis un établissement scolaire ou une entreprise, où elle est partagée entre tous les postes sortant par la même adresse.

Gratuit ne veut pas dire illimité en qualité. L'outil s'appuie sur un modèle rapide, choisi pour donner un résultat en quelques secondes plutôt que pour raffiner pendant une minute. Sur un texte littéraire exigeant ou une publication scientifique, il constitue une première passe solide, pas un point d'arrivée.

Le meilleur usage que vous puissiez en faire n'est d'ailleurs pas de corriger, mais d'apprendre. Chaque correction est accompagnée de la règle qui la justifie. Lire ces explications sur une dizaine de textes suffit à faire disparaître durablement les fautes que vous répétez — et c'est le seul progrès qu'aucun outil ne pourra faire à votre place.

Questions fréquentes

Le correcteur est-il vraiment gratuit et sans inscription ?

Oui, aucun compte n'est demandé et rien n'est facturé. Vous pouvez corriger jusqu'à dix mille caractères par passage et enchaîner les passages. La limite quotidienne est calculée par réseau et largement dimensionnée pour un usage individuel ; elle ne se rencontre en pratique que depuis un établissement ou une entreprise, où elle est partagée entre tous les postes.

Corrige-t-il l'orthographe et la grammaire, ou seulement l'orthographe ?

Les deux, ainsi que la conjugaison, les homophones, la ponctuation, la syntaxe et la typographie française. Les suggestions de style — répétitions, lourdeurs, anglicismes — sont proposées à part et marquées comme facultatives, parce qu'elles relèvent du goût et non de la règle.

Pourquoi certaines fautes ne sont-elles pas détectées ?

Trois catégories échappent structurellement à tout correcteur automatique. Les phrases correctes mais fausses (« remis à la direction » au lieu de « par la direction »), tout ce qui dépend d'un contexte inconnu de l'outil (noms propres, jargon interne, conventions d'établissement), et les erreurs de fond — une date inexacte ressortira mieux écrite mais toujours inexacte.

Le correcteur peut-il se tromper et signaler une phrase correcte ?

Oui, et c'est pourquoi aucune correction n'est appliquée d'office. Les tournures littéraires, les inversions volontaires, les phrases nominales et les ruptures de rythme délibérées sont régulièrement prises pour des erreurs. Vous acceptez ou refusez chaque proposition, et la règle affichée vous permet de juger.

Comment savoir s'il faut écrire « mangé » ou « manger » ?

Remplacez le verbe par un verbe du troisième groupe. Si « prendre » sonne juste, il faut l'infinitif : « je vais prendre » donc « je vais manger ». Si c'est « pris », il faut le participe passé : « j'ai pris » donc « j'ai mangé ». Ce test fonctionne dans tous les cas.

Quand le participe passé s'accorde-t-il avec l'auxiliaire avoir ?

Uniquement quand le complément d'objet direct est placé avant le verbe. « J'ai mangé les pommes » : le complément suit, pas d'accord. « Les pommes que j'ai mangées » : le complément est avant sous la forme de « que », l'accord se fait. Avec l'auxiliaire être, en revanche, l'accord se fait toujours avec le sujet.

Faut-il mettre les accents sur les majuscules ?

Oui. L'Académie française est explicite : l'accent a pleine valeur orthographique, et son absence sur les majuscules vient d'une contrainte technique ancienne, pas d'une règle. « À bientôt », « État », « Élève » s'écrivent avec accent. L'omission crée de vraies ambiguïtés : « UN HOMME TUE » et « UN HOMME TUÉ » ne disent pas la même chose.

Pourquoi l'outil ajoute-t-il des espaces avant les points-virgules ?

Parce que le français l'exige : une espace insécable précède le point-virgule, les deux-points, le point d'exclamation et le point d'interrogation. L'anglais ne le fait pas, et les outils conçus pour l'anglais suppriment donc ces espaces. Si votre texte est destiné à un support anglophone, refusez simplement ces corrections.

Puis-je corriger un document Word ou un PDF ?

Oui, les formats .docx, .pdf, .txt et .md sont acceptés jusqu'à 8 Mo. Le texte en est extrait automatiquement. Attention aux PDF scannés : ce sont des images, ils ne contiennent aucun texte à extraire — copiez-collez le contenu à la place.

Le correcteur remplace-t-il une relecture par un professionnel ?

Non, ils ne font pas le même travail. L'outil traite les fautes mécaniques en quelques secondes et ne se fatigue pas au bout de trente pages. Un relecteur humain apporte la cohérence d'ensemble, la logique de l'argumentation et la détection de ce qui manque. Pour un document important, corrigez d'abord automatiquement puis faites relire : le relecteur consacrera son attention au fond.

Que devient le texte que je colle ?

Il est transmis au modèle pour produire l'analyse, puis conservé le temps de la session, qui est anonyme et disparaît à la fermeture de la page. Le traitement s'appuie toutefois sur un service tiers hébergé hors de l'Union européenne : retirez les noms, adresses et données confidentielles avant de coller. La correction sera identique sans eux.

Combien de texte puis-je corriger d'un coup ?

Dix mille caractères, soit environ mille six cents mots. Mais mieux vaut découper : sur un texte long, l'analyse perd en finesse et vous finissez par valider en bloc sans lire les propositions. Une section à la fois donne de meilleurs résultats.

Le texte corrigé garde-t-il ma mise en forme ?

Les paragraphes et les retours à la ligne sont préservés, ainsi que toute la typographie que vous n'avez pas explicitement demandé à corriger. Seuls les passages fautifs sont remplacés : le reste du texte est laissé strictement intact, ce qui protège notamment les espaces insécables et les guillemets français.

Puis-je m'en servir pour progresser plutôt que pour corriger ?

C'est le meilleur usage possible. Chaque correction est accompagnée de la règle de français qui la justifie, en une phrase. Lire ces explications sur une dizaine de textes suffit généralement à faire disparaître les fautes que vous répétez — et c'est le seul progrès qu'aucun outil ne fera à votre place.