Traduction gratuite ici — Traducteur toute langue

Collez votre texte ou envoyez un document : ce traducteur IA identifie la langue tout seul et traduit vers plus de 40 langues. Cinq registres au choix, du plus fidèle au plus professionnel, et aucun plafond par requête. Gratuit, sans inscription.

Registre

Comme si le texte avait été écrit directement dans la langue cible.

Votre texte
0 caractères

Aucune inscription. PDF, Word (.docx), texte. Les PDF scannés ne contiennent pas de texte : copiez-collez le contenu à la place.

Traduction

Aucune traduction

Collez un texte ou envoyez un document, choisissez la langue d'arrivée, puis lancez la traduction.

Comment fonctionne ce traducteur IA

Vous collez un texte ou vous envoyez un document, vous choisissez la langue d'arrivée, et vous obtenez la traduction. La langue de départ est identifiée automatiquement : vous n'avez rien à indiquer, sauf si vous préférez la préciser vous-même.

La différence avec un traducteur automatique classique tient à la façon dont le texte est traité. Un traducteur statistique convertit phrase par phrase, sans mémoire de ce qui précède. Ici, le texte est découpé aux frontières de paragraphe — jamais au milieu d'une phrase — et chaque partie est traduite en recevant le paragraphe précédent comme contexte, ainsi qu'un relevé des termes déjà traduits plus haut. C'est ce qui évite qu'un même mot technique change de traduction entre le début et la fin d'un document.

Le registre demandé est répété à chaque partie plutôt qu'annoncé une seule fois en tête. Ce détail a une raison précise : les modèles de langage dérivent de niveau de langue en cours de texte, c'est un défaut documenté. Un courriel qui commence au vouvoiement et finit au tutoiement est le résultat typique d'une consigne donnée une seule fois.

Après la traduction, le nombre de marqueurs de négation est comparé entre la source et le résultat. Si l'écart est important, un avertissement s'affiche. Rien n'est corrigé automatiquement — corriger une négation supposée ferait courir un risque pire que celui qu'on veut éviter — mais vous savez où regarder.

Aucune inscription n'est demandée. Le texte n'est pas conservé au-delà de la session.

Les cinq registres, et lequel choisir

Une même phrase ne se traduit pas de la même façon selon qu'elle s'adresse à un client, à un professeur ou à un ami. C'est le réglage le plus utile de l'outil, et le plus négligé ailleurs : DeepL réserve le contrôle de registre à son offre payante, et Google Traduction ne le propose pas du tout.

  • Naturel — la traduction sonne comme si le texte avait été écrit directement dans la langue d'arrivée. Les expressions figées sont rendues par leurs équivalents, pas mot à mot. C'est le réglage par défaut et celui qui convient dans la plupart des cas.
  • Fidèle — au plus près de l'original, structure des phrases comprise. Le texte n'est ni amélioré ni fluidifié : si l'original est maladroit, la traduction l'est aussi. À utiliser quand la lettre compte plus que le style — un texte juridique, une citation, un document contractuel.
  • Soutenu — registre formel, vouvoiement systématique dans les langues qui distinguent le tutoiement, vocabulaire choisi, aucune contraction. Les formules de politesse sont rendues par leurs équivalents d'usage et non traduites littéralement.
  • Simple — phrases courtes, vocabulaire courant. Pour un lecteur qui maîtrise mal la langue d'arrivée. Aucune information n'est retirée : c'est le niveau de langue qui change, pas le contenu.
  • Professionnel — ton d'entreprise, formules conventionnelles, terminologie métier respectée. Le bon choix pour un courriel de travail, une note interne ou un échange avec un client.

Ce qu'une IA traduit mieux, et ce qu'elle traduit moins bien

La question mérite une réponse honnête, et pas celle qu'on lit habituellement.

Un modèle de langage est meilleur sur tout ce qui dépend du contexte. Il comprend qu'un même mot n'a pas le même sens dans un texte médical et dans un texte de cuisine. Il rend une expression idiomatique par une expression idiomatique. Il tient compte du registre demandé. Il traduit correctement une phrase dont le sens dépend du paragraphe précédent, ce qu'un traducteur phrase par phrase ne peut pas faire.

Il est moins bon sur la constance. Un traducteur statistique rendra toujours le même terme de la même façon, machinalement. Un modèle de langage peut varier d'un paragraphe à l'autre — c'est précisément ce que le relevé de termes déjà traduits cherche à limiter ici, sans le supprimer complètement.

Il est aussi capable d'inventer, ce qu'un traducteur classique ne fait jamais. Devant une phrase incomplète, mal orthographiée ou tronquée, un modèle a tendance à combler le blanc plutôt qu'à rendre l'incertitude. C'est rare, mais c'est le défaut le plus dangereux parce que le résultat paraît parfaitement cohérent.

Un point qu'il faut dire clairement : il n'existe aucun banc d'essai public indépendant comparant ces outils pour le français. Les campagnes de référence WMT 2024 et 2025 ne couvrent pas le français, et la tâche internationale sur le contrôle de registre non plus. Les éditeurs publient leurs propres chiffres, ce qui n'a pas la même valeur. Nous ne prétendons donc à aucune supériorité mesurée sur qui que ce soit.

Traduire un document PDF ou Word

L'outil accepte les fichiers .pdf, .docx, .txt et .md jusqu'à 8 Mo. Le texte en est extrait, puis traduit partie par partie.

Une limite à connaître avant d'essayer : un PDF scanné ne contient pas de texte. Ce sont des images de pages, et aucune extraction n'est possible. Le test prend deux secondes — ouvrez le fichier et essayez de sélectionner un mot à la souris. Si vous ne pouvez pas, il faut passer par un logiciel de reconnaissance de caractères ou récupérer le texte à sa source.

Deuxième limite, qui vaut pour tous les outils : l'extraction rend le texte, pas la mise en page. Un tableau devient une suite de lignes, une mise en page sur deux colonnes peut se mélanger, et les en-têtes et pieds de page s'intercalent dans le contenu. Si votre document repose beaucoup sur sa mise en forme, vérifiez ce qui a été extrait avant de vous fier à la traduction.

Pour un document long, la traduction se fait en plusieurs parties enchaînées, avec report du contexte d'une partie à la suivante. Au-delà d'une certaine taille, l'outil vous demandera de procéder section par section : mieux vaut un refus clair qu'une traduction tronquée sans prévenir.

À titre de comparaison, et c'est vérifiable : DeepL limite sa version gratuite à trois documents par mois, de 5 Mo, dont le résultat n'est pas modifiable. Google Traduction est plus généreux sur ce point précis, avec 10 Mo et pas de plafond mensuel.

Traduire un texte long sans qu'il perde sa cohérence

C'est le problème que la plupart des traducteurs automatiques ne traitent pas, et il devient visible dès qu'un document dépasse quelques paragraphes.

Le symptôme est toujours le même : un terme technique traduit de trois façons différentes selon la page, un nom de produit tantôt traduit tantôt conservé, un ton qui glisse du formel vers le familier sans raison. Chaque phrase prise isolément est correcte ; l'ensemble ne tient pas.

Trois mécanismes limitent cela ici. Le découpage se fait aux frontières de paragraphe, de sorte qu'aucune phrase n'est coupée en deux. Chaque partie reçoit la fin de la précédente comme contexte, sans que ce contexte soit retraduit. Et un relevé des noms propres et termes déjà rencontrés accompagne chaque partie, avec la consigne de les rendre de la même façon.

Cela réduit le problème, cela ne l'élimine pas. Sur un document important, la vérification qui rapporte le plus consiste à chercher deux ou trois termes techniques dans la traduction et à confirmer qu'ils sont rendus partout pareil.

Du français vers l'anglais : les pièges

C'est la direction la plus demandée depuis la France, et celle où les erreurs coûtent le plus cher parce qu'elles s'adressent souvent à un interlocuteur professionnel.

Le premier piège est le registre. Le français professionnel est nettement plus formel que l'anglais professionnel. « Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint » traduit littéralement produit une phrase qu'aucun anglophone n'écrirait. L'équivalent d'usage est simplement « Please find attached », voire « Here's the document ». Traduire la formule plutôt que la fonction est l'erreur la plus fréquente.

Le deuxième est la ponctuation. L'anglais ne met pas d'espace avant les deux-points, le point-virgule, le point d'exclamation et le point d'interrogation, contrairement au français. Il utilise aussi les guillemets droits et non les chevrons.

Le troisième concerne les chiffres. Le français sépare les décimales par une virgule et les milliers par une espace ; l'anglais fait l'inverse. « 1 234,56 » devient « 1,234.56 ». Une erreur ici change le montant d'un facteur mille.

Le quatrième est la structure. Le français aime les phrases longues avec plusieurs subordonnées ; l'anglais professionnel préfère les phrases courtes. Une traduction fidèle en structure donne un texte lourd, correct mais visiblement traduit. C'est exactement ce que le registre « Naturel » cherche à éviter.

De l'anglais vers le français : les pièges inverses

Dans ce sens, les difficultés changent de nature.

La première est le tutoiement. L'anglais ne distingue pas « tu » de « vous » : tout est « you ». Un traducteur doit donc décider, et il décide sans information. Un message d'application traduit au tutoiement alors qu'il s'adresse à des professionnels, ou l'inverse, produit un décalage immédiat. C'est la raison d'être du registre « Soutenu », qui impose le vouvoiement systématique.

La deuxième est la longueur. Un texte traduit de l'anglais vers le français s'allonge en moyenne de 15 à 20 %. Si votre traduction doit tenir dans un gabarit — un bouton, un titre, une colonne — prévoyez la marge, ou utilisez le registre « Simple » qui produit des formulations plus courtes.

La troisième est la majuscule. L'anglais capitalise les titres mot à mot, les jours, les mois et les nationalités. Le français ne le fait pas : « lundi », « janvier », « les Français » comme peuple mais « la langue française ». Une traduction qui conserve les majuscules anglaises se repère au premier coup d'œil.

La quatrième est le faux ami, traité plus bas : il mérite sa propre section.

Tutoiement ou vouvoiement

C'est la décision la plus lourde de conséquences quand on traduit vers le français, et la seule qu'aucun outil ne peut prendre correctement sans qu'on la lui indique.

Le repère utile : le vouvoiement est le choix par défaut dans tout ce qui est écrit à un inconnu, à un client, à un supérieur, ou à un public indéterminé. Le tutoiement se réserve aux échanges personnels, à certaines applications grand public qui l'ont adopté comme parti pris, et aux messages entre collègues qui se tutoient déjà.

Dans le doute, choisissez le vouvoiement. Un vouvoiement inutile passe pour de la réserve ; un tutoiement mal placé passe pour un manque de respect. L'asymétrie est nette, et elle joue toujours dans le même sens.

Le registre « Soutenu » impose le vouvoiement partout, y compris dans les langues qui font la même distinction — l'allemand avec « Sie », l'espagnol avec « usted », le russe avec « вы ». C'est aussi lui qui rend les formules de politesse par leurs équivalents conventionnels plutôt que mot à mot.

Une remarque qui a son importance dans l'autre sens : traduire du français vers l'anglais fait disparaître la distinction, puisque l'anglais n'en a pas. Ce qui se perd alors n'est pas le pronom mais le degré de formalité, qui doit être reporté sur le vocabulaire et les formules.

Les faux amis

Un faux ami est un mot qui ressemble à un mot de l'autre langue mais n'a pas le même sens. C'est la faute la plus fréquente chez les francophones qui écrivent en anglais, et elle survit parfois à la traduction automatique quand le contexte ne permet pas de trancher.

Les plus coûteux en contexte professionnel méritent d'être connus par cœur.

  • « Actuellement » ne se dit pas *actually* (qui signifie « en fait ») mais *currently*.
  • « Éventuellement » ne se dit pas *eventually* (« finalement ») mais *possibly*.
  • « Demander » ne se dit pas *to demand* (« exiger ») mais *to ask*. L'erreur transforme une requête polie en injonction.
  • « Sensible » ne se dit pas *sensible* (« raisonnable ») mais *sensitive*.
  • « Assister à » ne se dit pas *to assist* (« aider ») mais *to attend*.
  • « Prétendre » ne se dit pas *to pretend* (« faire semblant ») mais *to claim*.
  • « Un délai » n'est pas *a delay* (« un retard ») mais *a deadline* ou *a timeframe*.
  • « Une opportunité » au sens de circonstance favorable se dit *opportunity*, mais « c'est une opportunité » au sens de « c'est opportun » se dit *it is timely*.

Noms propres, marques et unités

Un nom propre ne se traduit pas, sauf lorsqu'un équivalent établi existe : Londres pour London, Munich pour München. En dehors de ces cas consacrés, la règle est de reporter la forme d'origine.

L'outil relève les noms propres, les sigles et les marques du texte avant de traduire, et transmet cette liste avec la consigne de les reporter tels quels. Ce mécanisme réduit fortement le problème le plus visible des traducteurs automatiques : une marque traduite, un nom de produit rendu par sa signification, un sigle développé au hasard.

Les unités demandent une décision différente. Convertir des kilomètres en miles peut être utile pour un lecteur américain, mais c'est une altération du texte. Ici, les unités sont converties uniquement quand l'usage de la langue d'arrivée l'impose vraiment, et les montants ne sont jamais convertis : un prix en euros reste en euros, parce qu'appliquer un taux de change au moment de la traduction produirait un chiffre faux dès le lendemain.

Vérifiez tout de même les noms propres après traduction. C'est ce qu'un lecteur remarque en premier, et c'est ce qui décrédibilise le plus vite un document par ailleurs correct.

Chiffres, dates et formats

Ce sont les éléments où une erreur passe le plus facilement inaperçue et coûte le plus cher.

Les dates changent d'ordre selon les pays. Le 3 avril 2026 s'écrit 03/04/2026 en France et 04/03/2026 aux États-Unis. Une date au format numérique traduite sans conversion est ambiguë neuf fois sur dix, et fausse une fois sur deux. La parade la plus sûre : écrivez les dates en toutes lettres dans le texte source.

Les séparateurs décimaux ont déjà été évoqués et méritent d'être répétés parce que l'enjeu est financier : la virgule française devient un point anglais, et l'espace des milliers devient une virgule.

Les numéros de téléphone, les codes postaux, les références de commande et les identifiants ne se traduisent jamais et ne se reformatent jamais. Ils sont traités comme des noms propres.

Après toute traduction destinée à quelqu'un d'autre, faites une passe qui ne cherche que les chiffres. C'est la vérification la plus rapide et la plus rentable.

Pourquoi une traduction automatique se relit toujours

Aucun outil, gratuit ou payant, ne dispense de relire un texte qu'on va envoyer à quelqu'un. Cela vaut pour celui-ci comme pour DeepL ou Google Traduction.

La raison principale est qu'une traduction automatique produit un texte fluide même quand elle se trompe. Une erreur de traduction ne ressemble pas à une erreur : la phrase est bien construite, elle dit simplement autre chose. C'est l'inverse d'une faute d'orthographe, qui se signale d'elle-même.

Le cas le plus grave est la négation perdue. « Le rapport ne recommande pas cette mesure » et « le rapport recommande cette mesure » se ressemblent, et rien dans la seconde ne trahit l'erreur. C'est pour cela que l'outil compare le nombre de marqueurs de négation entre la source et la traduction, et vous avertit en cas d'écart important.

Viennent ensuite les erreurs de registre — un tutoiement dans un courrier officiel — et les erreurs d'attribution, quand une opinion rapportée devient une affirmation.

Une relecture ciblée prend trois minutes : les chiffres, les négations, les noms propres, puis une lecture d'ensemble à voix haute. C'est le meilleur rapport entre l'effort et le risque évité.

Traduire un courriel professionnel

C'est l'usage le plus fréquent et le plus rentable : quelques lignes, quelques secondes, et un message qui ne vous dessert pas auprès d'un interlocuteur étranger.

Utilisez le registre « Professionnel » plutôt que « Naturel ». La différence porte précisément sur les formules d'ouverture et de clôture, qui ne se traduisent pas mais se remplacent par leurs équivalents d'usage. « Cordialement » n'a pas de traduction littérale : selon le contexte, c'est *Best regards*, *Kind regards* ou simplement *Best*.

Vérifiez en priorité trois choses : le nom du destinataire, celui de son entreprise, et les chiffres que vous annoncez. Ce sont les éléments qu'un lecteur remarque, et les seuls dont une erreur est immédiatement visible.

Attention à un piège fréquent en anglais professionnel : le français emploie volontiers le conditionnel de politesse (« je souhaiterais », « pourriez-vous »), et sa traduction littérale en anglais peut sonner hésitante là où l'usage attend une formulation directe. « Could you possibly send me » devient simplement « Could you send me ».

Enfin, relisez le message traduit avant de l'envoyer. Une traduction change parfois le degré d'engagement d'une phrase — un « nous pourrions » devenu « nous allons » transforme une piste en promesse.

Traduire un CV ou une lettre de motivation

L'exercice est particulier parce qu'il ne s'agit pas seulement de traduire, mais d'adapter à des conventions différentes.

Un CV français et un CV anglo-saxon ne se ressemblent pas. Le CV français porte souvent une photo, une date de naissance et une situation familiale ; le CV britannique ou américain n'en porte aucune, et leur présence est un handicap. Traduire un CV français mot à mot produit donc un document correct dans sa langue mais inadapté dans sa forme.

Les intitulés de diplômes sont le second écueil. Une licence n'est pas exactement un *bachelor's degree*, un BTS n'a pas d'équivalent direct, et une grande école ne se traduit pas par *great school*. La pratique courante est de conserver l'intitulé français et d'ajouter une équivalence approximative entre parenthèses, plutôt que d'inventer une correspondance qui n'existe pas.

Pour la lettre de motivation, le registre « Professionnel » convient mieux que « Soutenu ». La lettre française est traditionnellement plus formelle et plus longue que sa contrepartie anglo-saxonne, qui va droit au fait en trois paragraphes. Une traduction fidèle donne une lettre qui paraît ampoulée.

Faites relire par une personne qui connaît le marché visé. C'est le seul document où une maladresse de registre peut coûter un entretien, et aucune traduction automatique ne remplace ce regard.

L'usage scolaire et universitaire

La question revient constamment : a-t-on le droit d'utiliser un traducteur pour un devoir de langue ? La distinction est nette et elle ne dépend pas de l'outil.

Utiliser un traducteur pour comprendre un texte en langue étrangère est légitime et ne pose aucun problème : lire un article scientifique, comprendre une consigne, vérifier le sens d'un passage. Rien de cela n'apparaît dans votre rendu.

Rendre une traduction automatique comme votre propre production dans un exercice de version ou de thème est autre chose : l'exercice consiste précisément dans la compétence que vous déléguez. Ce n'est pas une question d'outil, c'est une question de ce qui est évalué.

Entre les deux, il existe un usage réellement formateur : traduire vous-même, puis comparer avec la traduction automatique et comprendre les écarts. Vous voyez immédiatement où votre version s'éloigne, et pourquoi. C'est plus efficace qu'une correction, parce que l'écart porte sur votre propre production.

La plupart des établissements encadrent désormais l'usage plutôt que de l'interdire. Renseignez-vous sur la règle de votre établissement : elle existe presque partout, et l'ignorer n'est pas une défense.

Confidentialité et traitement de votre texte

Le texte que vous collez, ou le document que vous envoyez, est transmis à un modèle de langage pour produire la traduction, puis conservé le temps de la session. Sans compte, celle-ci est anonyme et disparaît à la fermeture de la page. Nous ne construisons aucun profil et ne revendons rien.

Il faut le dire sans détour : ce traitement s'appuie sur un service tiers hébergé hors de l'Union européenne. La traduction est justement l'usage où cela pose le plus de questions, parce qu'on y fait passer des contrats, des courriers d'avocat, des dossiers médicaux et des documents internes.

La règle est simple : un document couvert par le secret professionnel, un contrat sous clause de confidentialité, un dossier contenant des données de santé ou des données personnelles ne devraient pas y être collés. Retirez les noms, adresses et identifiants avant de traduire — la qualité de la traduction sera rigoureusement identique.

Pour un usage professionnel régulier sur des documents sensibles, un service hébergé en Europe avec engagement contractuel de non-réutilisation des données est le choix approprié. Nous préférons vous l'indiquer que de laisser croire que tout usage se vaut.

Gratuité, limites et bon usage

Le service est gratuit et ne demande aucun compte. Les limites sont réelles et méritent d'être énoncées précisément plutôt que promises « illimitées ».

Sans compte, vous disposez de trois traductions par jour et de dix mille mots par traduction — de quoi traduire un dossier entier. L'abonnement Premium retire la limite quotidienne et accepte des textes de plusieurs centaines de pages. Le compteur suit une fenêtre glissante de vingt-quatre heures, ce qui évite qu'une remise à zéro à minuit permette de consommer deux allocations coup sur coup.

L'avantage réel n'est donc pas l'absence de limite, mais l'absence de plafond par requête. Google Traduction s'arrête à cinq mille caractères par boîte de saisie, ce qui oblige à découper un texte long à la main. DeepL est plus restrictif encore sur sa version web gratuite. Ici, un texte long passe en une fois, découpé automatiquement et traduit avec report du contexte.

Gratuit ne veut pas dire équivalent à un service payant sur tous les points. L'outil s'appuie sur un modèle rapide, choisi pour rendre un résultat en quelques secondes. Sur un texte littéraire, un contrat ou une publication scientifique, il constitue une première version solide, pas une traduction professionnelle.

Le meilleur usage reste celui-ci : traduire pour comprendre, sans réserve ; traduire pour publier, avec une relecture. La différence de risque entre les deux est considérable, et elle ne dépend d'aucun outil.

Questions fréquentes

Le traducteur est-il gratuit et sans inscription ?

Oui, aucun compte n'est demandé. Sans compte vous disposez de trois traductions par jour et de dix mille mots par traduction ; l'abonnement Premium retire la limite quotidienne et accepte des textes très longs d'un seul tenant, là où Google Traduction s'arrête à cinq mille caractères par boîte de saisie et oblige à découper à la main.

Faut-il indiquer la langue du texte à traduire ?

Non, elle est détectée automatiquement pendant la traduction — la détection ne coûte donc aucun temps supplémentaire. La langue identifiée s'affiche à côté du résultat. Vous pouvez tout de même la préciser vous-même, ce qui est utile sur un texte très court ou mêlant deux langues.

Combien de langues sont disponibles ?

Une quarantaine, avec un champ de recherche pour les retrouver rapidement. La liste couvre les langues européennes, l'arabe, le chinois, le japonais, le coréen, l'hindi, le bengali, le turc, l'indonésien, le vietnamien, le thaï, le swahili et le persan. Vous pouvez chercher par nom français ou par nom natif : taper « Deutsch » trouve l'allemand.

Puis-je traduire un document PDF ou Word ?

Oui, les formats .pdf, .docx, .txt et .md sont acceptés jusqu'à 8 Mo. Attention aux PDF scannés : ce sont des images de pages, il n'y a aucun texte à extraire. Sachez aussi que l'extraction rend le texte mais pas la mise en page — les tableaux deviennent des lignes et une mise en page sur deux colonnes peut se mélanger.

La traduction est-elle meilleure que celle de DeepL ou Google ?

Nous ne le prétendons pas, et personne ne devrait le prétendre sans preuve : il n'existe aucun banc d'essai public indépendant comparant ces outils pour le français. Les campagnes de référence WMT 2024 et 2025 ne couvrent pas le français. Ce que nous pouvons dire, c'est ce que l'outil fait différemment : contrôle du registre, cohérence des termes sur un document long, et pas de plafond par requête.

À quoi sert le réglage de registre ?

À choisir le niveau de langue : naturel, fidèle, soutenu, simple ou professionnel. C'est le réglage le plus utile pour un courriel ou un document officiel, notamment parce qu'il décide du tutoiement ou du vouvoiement quand la langue d'arrivée fait la distinction. DeepL réserve cette fonction à son offre payante et Google Traduction ne la propose pas.

Pourquoi un avertissement sur les négations apparaît-il parfois ?

Parce que le nombre de marqueurs de négation est comparé entre votre texte et la traduction. Une négation perdue inverse le sens d'une phrase sans que rien ne paraisse anormal — « ne recommande pas » devenu « recommande » se lit parfaitement. Rien n'est corrigé automatiquement, mais vous savez qu'il faut relire les passages négatifs.

Le traducteur garde-t-il la mise en forme de mon texte ?

Les paragraphes, les sauts de ligne, les puces et la numérotation sont conservés. En revanche, la mise en forme riche d'un document — gras, italique, tableaux, colonnes — ne survit pas à l'extraction du texte : vous récupérez du texte brut, à remettre en forme.

Comment sont traités les noms propres et les marques ?

Ils sont relevés avant la traduction et transmis avec la consigne de les reporter à l'identique, sauf lorsqu'un équivalent établi existe — Londres pour London. Les montants ne sont jamais convertis : un prix en euros reste en euros, parce qu'appliquer un taux de change au moment de la traduction produirait un chiffre faux dès le lendemain.

Un texte long garde-t-il sa cohérence ?

C'est le point sur lequel l'outil travaille le plus. Le texte est découpé aux frontières de paragraphe, jamais au milieu d'une phrase, et chaque partie reçoit la fin de la précédente comme contexte ainsi qu'un relevé des termes déjà traduits. Cela réduit fortement le défaut classique — un même terme traduit de trois façons selon la page — sans l'éliminer complètement.

Tutoiement ou vouvoiement, comment l'outil choisit-il ?

L'anglais ne distingue pas les deux, un traducteur doit donc trancher. Le registre « Soutenu » impose le vouvoiement partout, y compris en allemand, en espagnol et en russe. Dans le doute, choisissez-le : un vouvoiement inutile passe pour de la réserve, un tutoiement mal placé passe pour un manque de respect.

Puis-je m'en servir pour un devoir de langue ?

Pour comprendre un texte étranger, sans réserve. Pour rendre une version ou un thème comme votre travail, c'est autre chose : l'exercice porte précisément sur la compétence que vous déléguez. L'usage réellement formateur consiste à traduire vous-même puis à comparer — vous voyez immédiatement où votre version s'écarte, et pourquoi.

Que devient le texte que je traduis ?

Il est transmis au modèle pour produire la traduction, puis conservé le temps de la session, qui est anonyme et disparaît à la fermeture de la page. Le traitement s'appuie toutefois sur un service tiers hébergé hors de l'Union européenne : un contrat confidentiel, un dossier médical ou un document interne ne devraient pas y être collés.

Faut-il relire une traduction automatique ?

Toujours, si le texte part chez quelqu'un. Une traduction automatique produit un texte fluide même quand elle se trompe : l'erreur ne ressemble pas à une erreur, la phrase est bien construite mais dit autre chose. Trois minutes suffisent — vérifiez les chiffres, les négations, les noms propres, puis relisez l'ensemble à voix haute.