Comment fonctionne ce détecteur de texte IA
Vous collez un texte ou vous envoyez un document, l'outil l'analyse et affiche deux pourcentages : la probabilité qu'il ait été rédigé par une intelligence artificielle, et celle qu'il l'ait été par un humain. Le résultat s'accompagne des marqueurs de style relevés, pour que vous sachiez sur quoi repose l'estimation plutôt que de recevoir un chiffre nu.
L'analyse porte sur la manière dont le texte est écrit, pas sur son sujet. Elle examine la régularité des longueurs de phrase, la nature des connecteurs logiques employés, la constance du registre, la présence ou l'absence d'exemples concrets, et le degré d'ancrage dans le réel — dates, chiffres, expériences vécues. Ce sont les points sur lesquels un texte généré et un texte humain divergent le plus nettement.
Trois cents caractères sont nécessaires au minimum. En dessous, il n'y a tout simplement pas assez de matière pour observer un style : une phrase ou deux peuvent avoir été écrites de n'importe quelle façon par n'importe qui. Plus le texte est long, plus l'estimation gagne en solidité, et l'outil accepte jusqu'à vingt-cinq mille caractères en une fois.
- collez un texte ou envoyez un document PDF, Word ou texte
- trois cents caractères minimum ; dix mille mots sans compte, sans limite avec Premium
- l'analyse porte sur le style, jamais sur le sujet traité
- les marqueurs relevés sont affichés avec le résultat
Comment lire le pourcentage affiché
Le pourcentage indique à quel point le style du texte ressemble à celui d'une génération. Un score de 85 % signifie que l'écriture présente fortement les caractéristiques d'un texte produit par une IA — pas qu'il y a 85 % de certitude qu'il l'ait été. La nuance est importante, parce qu'elle détermine ce que vous pouvez en faire.
À côté du score, un indice de confiance vous dit ce que vaut cette estimation sur votre texte précis. Une confiance faible ne signifie pas que l'outil a mal travaillé : elle signale que ce texte-là est difficile à départager, généralement parce qu'il est court, très technique, traduit, ou rédigé dans un style scolaire appliqué. Dans ces cas, le pourcentage doit être lu avec beaucoup de réserve.
En pratique, trois zones se dégagent. En dessous de 40 %, le texte présente les irrégularités d'une écriture humaine. Entre 40 et 70 %, les signaux sont mêlés et aucune conclusion ne s'impose. Au-dessus de 70 %, le style est nettement celui d'une génération — ce qui reste un fort indice, jamais une preuve.
- le score mesure une ressemblance de style, pas une certitude
- moins de 40 % : irrégularités typiques d'une écriture humaine
- 40 à 70 % : signaux mêlés, aucune conclusion possible
- plus de 70 % : style nettement génératif, indice fort mais non probant
Sur quels textes l'analyse fonctionne le mieux
Les textes rédigés en prose continue donnent les meilleurs résultats : articles, dissertations, comptes rendus, courriers, publications. Le style s'y déploie sur une longueur suffisante pour que les régularités apparaissent, et l'auteur y fait des choix — de rythme, de vocabulaire, d'exemples — qui portent sa signature.
Les textes très contraints sont plus difficiles. Un mode d'emploi, une fiche technique, un document administratif ou un contrat obéissent à des formats stricts qui produisent naturellement une écriture régulière. Ils obtiennent souvent des scores élevés sans avoir été générés, simplement parce que leur genre impose la neutralité et la répétition.
Les listes, les tableaux et les textes très courts sont hors de portée d'une analyse fiable. Une suite de puces ne comporte pas assez de syntaxe pour révéler un style, et un paragraphe isolé peut être régulier par hasard. Si votre texte appartient à cette catégorie, considérez le résultat comme indicatif au mieux.
- excellent : articles, dissertations, comptes rendus, courriers longs
- délicat : documents techniques, administratifs, contractuels
- peu fiable : listes, tableaux, textes de moins de mille caractères
- un texte long et rédigé donne toujours une meilleure estimation
Analyser un document PDF ou Word
Le bouton d'envoi accepte les fichiers PDF, les documents Word au format .docx et les fichiers texte. Le contenu est extrait automatiquement, puis analysé comme s'il avait été collé. C'est le moyen le plus rapide de vérifier un mémoire, un rapport ou un devoir sans avoir à copier le texte page par page.
Une limite technique mérite d'être connue : un PDF issu d'un scanner ou d'une photographie ne contient pas de texte, seulement des images de texte. L'extraction échoue alors, et l'outil vous le signale. Le test est simple à faire vous-même : si vous ne pouvez pas sélectionner les mots à la souris dans votre lecteur PDF, il s'agit d'images. Passez le document par une reconnaissance optique de caractères, ou recopiez les passages qui vous intéressent.
Sans compte, un texte peut compter jusqu'à dix mille mots — un mémoire entier ; l'abonnement Premium retire cette limite. Si vous soupçonnez qu'une partie précise a été générée, isolez-la et analysez-la séparément : le résultat sera plus net que sur l'ensemble, où un passage suspect se dilue dans le reste.
- formats acceptés : PDF, Word (.docx), texte brut
- huit mégaoctets maximum par fichier
- un PDF scanné ne contient pas de texte : reconnaissance optique nécessaire
- sur un long document, isolez le passage suspect pour un résultat plus net
Les marqueurs qui trahissent un texte généré
Le premier est la régularité du rythme. Un modèle de langage produit des phrases de longueur remarquablement homogène, parce qu'il choisit à chaque étape la continuation la plus probable. Un humain alterne : il écrit une phrase de trois lignes, puis une de cinq mots, parce qu'il pense en écrivant et que sa pensée n'avance pas à vitesse constante.
Le deuxième est le vide sous la fluidité. Un texte généré enchaîne des affirmations justes et parfaitement articulées qui, mises bout à bout, n'apprennent rien. Il décrit le consensus sur un sujet sans jamais s'y engager. Un texte humain, même maladroit, contient presque toujours une prise de position, une hésitation ou une erreur intéressante.
Le troisième est l'absence d'ancrage. Peu de dates précises, peu de chiffres, aucune anecdote vécue, aucune référence à une lecture identifiable. Quand une référence apparaît malgré tout, elle mérite d'être vérifiée : les modèles produisent parfois des titres d'ouvrages plausibles qui n'existent pas, ou attribuent une citation au mauvais auteur.
Le quatrième est la constance du registre. Un humain qui écrit longtemps fatigue, se relâche, laisse passer une familiarité, change de ton entre l'introduction et la conclusion. Une génération tient exactement le même niveau de langue du premier au dernier mot. Cette perfection continue est l'un des signaux les plus révélateurs.
- phrases de longueur trop homogène, rythme de métronome
- fluidité parfaite mais contenu sans prise de position
- aucun ancrage : ni date, ni chiffre, ni expérience vécue
- références parfois inventées : en vérifier une suffit souvent
- registre rigoureusement constant du début à la fin
Les marqueurs d'une écriture humaine
À l'inverse, certains traits sont très difficiles à imiter et pèsent fortement du côté humain. Les ruptures de construction en font partie : une phrase commencée d'une façon et terminée d'une autre, une incise qui part ailleurs, une reprise après une digression. Ce sont des accidents de pensée, et les modèles n'en produisent pratiquement pas.
Les exemples personnels comptent aussi. Une anecdote datée, un lieu précis, une expérience vécue racontée avec ses détails inutiles : rien de tout cela n'est généré spontanément, parce qu'un modèle n'a pas de biographie. Quand un texte cite « le mardi où le serveur est tombé pendant la démonstration », il vient très probablement d'une personne.
L'opinion tranchée, enfin, est un marqueur puissant. Les modèles sont entraînés à la prudence : ils nuancent, présentent les deux côtés, évitent de conclure sèchement. Un texte qui affirme franchement, qui critique nommément, qui assume une position minoritaire porte une signature humaine que la génération reproduit mal.
- ruptures de construction et digressions assumées
- exemples datés, situés, avec des détails inutiles
- opinions tranchées et critiques nommément adressées
- imperfections, familiarités, changements de ton
Pourquoi aucun détecteur n'est infaillible
Il faut le dire clairement, y compris sur une page qui propose l'outil : la détection de texte généré n'est pas un problème résolu. En janvier 2023, OpenAI a publié un classificateur conçu spécifiquement pour reconnaître les productions de ses propres modèles. Il identifiait 26 % des textes générés et signalait à tort 9 % des textes humains. OpenAI l'a retiré en juillet de la même année, faute de fiabilité suffisante.
Depuis, le problème n'a pas été résolu : il s'est durci. Les modèles écrivent mieux, produisent davantage de variation, imitent plus finement les irrégularités humaines. Chaque progrès de la génération rend la détection plus difficile, et cette course ne connaît pas d'équilibre stable.
La conséquence pratique est simple. Un score élevé constitue un indice sérieux qui justifie de regarder de plus près. Il ne constitue jamais une preuve, et il ne devrait jamais suffire à trancher une question qui engage quelqu'un. Notre outil ne fait pas exception, et nous préférons l'écrire ici plutôt que vous laisser le découvrir.
- le classificateur d'OpenAI : 26 % de détection, 9 % de faux positifs
- retiré par OpenAI en juillet 2023 pour manque de fiabilité
- chaque progrès des modèles rend la détection plus difficile
- un score est un indice à vérifier, jamais une preuve
Les faux positifs et ceux qui les subissent
Un faux positif — un texte humain classé comme généré — ne frappe pas au hasard. Il touche des profils identifiables, et toujours les mêmes. Les personnes dont le français n'est pas la langue maternelle écrivent avec un vocabulaire plus restreint et des constructions plus régulières : c'est exactement le profil statistique d'une génération, alors qu'il s'agit d'un effort d'apprentissage.
Les élèves les plus appliqués sont dans la même situation. Un plan en trois parties, des connecteurs explicites, un registre soutenu tenu de bout en bout : c'est ce que l'école demande, et c'est ce qui déclenche l'alerte. L'élève qui applique le mieux la méthode enseignée devient le plus suspect, ce qui est exactement l'inverse du résultat recherché.
S'y ajoutent les rédacteurs techniques, contraints par des formats normalisés, et les personnes dont le style est naturellement régulier. C'est pourquoi l'indice de confiance affiché à côté du score compte autant que le score lui-même : il signale précisément ces cas où l'estimation doit être suspendue.
- les locuteurs non natifs sont surreprésentés dans les faux positifs
- l'écriture scolaire appliquée déclenche les mêmes signaux
- les textes techniques normalisés obtiennent des scores élevés à tort
- l'indice de confiance signale ces cas : lisez-le avant le score
Enseignants : que faire d'un score élevé
Un score élevé est un point de départ, pas une conclusion. Il vous indique qu'une copie mérite un second regard, ce qui est utile. Il ne vous autorise pas à accuser, et surtout pas à sanctionner : le chiffre d'OpenAI, neuf textes humains sur cent signalés à tort, rapporté à une classe de trente élèves, représente deux à trois copies honnêtes signalées à chaque devoir.
La méthode qui tient devant une contestation ne demande aucun outil : l'entretien sur le travail. Demandez comment l'élève a procédé, pourquoi il a retenu tel argument plutôt qu'un autre, ce qu'il changerait avec plus de temps. Celui qui a rédigé répond sans effort, avec des détails que personne n'invente. Celui qui a délégué bute dès la deuxième question.
Utilisez donc le détecteur comme un filtre, jamais comme un juge. Il vous fait gagner du temps en attirant votre attention là où elle est utile, et c'est déjà beaucoup. La décision, elle, doit reposer sur ce que l'élève sait dire de son propre texte.
- un score élevé justifie un second regard, pas une sanction
- sur trente copies, deux à trois signalements peuvent être injustes
- l'entretien sur la méthode est la seule preuve qui tienne
- utilisez l'outil comme filtre, jamais comme juge
Étudiants : vérifier son texte avant de le rendre
C'est l'usage le plus utile et le moins risqué de cet outil. Analysez votre propre devoir avant de le remettre : si le score est élevé alors que vous avez tout écrit, vous saurez que votre style peut prêter à confusion, et vous pourrez le corriger avant qu'on vous le reproche.
Les corrections sont concrètes et rapides. Variez les longueurs de phrase, en cassant délibérément deux ou trois enchaînements trop réguliers. Remplacez les connecteurs les plus attendus par des tournures plus personnelles. Ajoutez un exemple précis, une date, un chiffre, une référence que vous avez réellement consultée. Assumez une position au lieu de rester dans la nuance permanente.
Prenez aussi l'habitude de conserver vos traces de travail : historique de versions de votre traitement de texte, brouillons successifs, notes de lecture datées. Elles ne coûtent rien à garder et constituent la meilleure réponse possible si l'on met un jour votre honnêteté en doute — car votre innocence, elle, est indémontrable autrement.
- analysez votre devoir avant de le rendre, pas après
- variez les longueurs de phrase et cassez les enchaînements réguliers
- ajoutez un exemple précis, une date, un chiffre vérifiable
- conservez brouillons et historiques de version : ce sont vos preuves
Rédacteurs et professionnels : les autres usages
Si vous commandez du contenu, l'outil vous donne un premier tri. Un texte livré avec un score très élevé sur toute sa longueur mérite une discussion avec son auteur — non pour l'accuser, mais parce qu'un contenu entièrement généré n'apporte généralement pas ce que vous payez : de l'expérience, des exemples concrets, un point de vue.
Si vous rédigez pour le web, l'analyse sert autrement. Un texte trop régulier se lit mal, quelle que soit son origine : il fatigue par son absence de relief. Les marqueurs relevés par l'outil constituent une liste de corrections stylistiques utiles même sur un texte que vous avez entièrement écrit vous-même.
Enfin, si vous employez l'IA comme assistant — ce qui est parfaitement légitime — l'outil vous indique dans quelle mesure votre réécriture a effacé les traces de la génération. Un score qui reste élevé après votre passage signale que vous avez surtout recopié, et qu'il reste du travail pour que le texte devienne réellement le vôtre.
- trier un contenu commandé avant de le valider
- améliorer le relief stylistique d'un texte, quelle que soit son origine
- mesurer ce que votre réécriture a réellement transformé
- un score élevé après réécriture signale une reprise trop littérale
Détecter un texte généré en français
La quasi-totalité des détecteurs disponibles ont été conçus, entraînés et évalués sur de l'anglais. Leurs performances annoncées ne se transposent pas telles quelles au français, dont la syntaxe, la longueur moyenne des phrases et les usages rédactionnels diffèrent sensiblement de l'anglais.
La tradition scolaire française aggrave le décalage. On y enseigne le plan structuré, les connecteurs logiques explicites, le registre soutenu, la progression argumentative rigoureuse : l'ensemble des traits qu'un détecteur interprète comme artificiels. Une dissertation française bien construite coche mécaniquement les cases du texte généré, davantage qu'un essai anglo-saxon plus libre dans sa forme.
Notre analyse est conduite en français et tient compte de ces usages, mais aucune approche ne supprime complètement le problème. Si vous appliquez un détecteur à un devoir français, gardez à l'esprit que le taux de faux positifs y est structurellement plus élevé que ne le laissent croire les chiffres publiés sur des corpus anglophones.
- les détecteurs sont entraînés principalement sur de l'anglais
- la dissertation française coche par construction les cases du texte généré
- le taux réel de faux positifs dépasse les chiffres publiés
- notre analyse est menée en français, ce qui limite sans supprimer l'écart
Combien d'analyses pouvez-vous faire gratuitement
Aucun compte n'est demandé, aucune adresse électronique, aucune carte bancaire. Vous ouvrez la page, vous collez votre texte, vous lancez la détection. Ce n'est pas une version d'essai qui se refermerait après quelques usages, et il n'existe pas de version payante réservant les résultats détaillés.
Une limite quotidienne existe malgré tout : trois analyses par jour sans compte, sans limite avec l'abonnement Premium. Vérifier plusieurs versions d'un devoir tient dans la version gratuite ; passer en revue une série de copies demande l'abonnement.
Un point utile si vous vous connectez depuis un établissement scolaire, une entreprise ou une bibliothèque : la limite étant calculée par réseau, elle est partagée entre les postes du même lieu. Depuis une connexion personnelle, elle est en pratique inatteignable.
- aucun compte, aucun email, aucune carte bancaire
- trois analyses par jour sans compte, sans limite avec Premium
- aucune fonctionnalité réservée à une version payante
- en établissement, la limite est commune aux postes du même réseau
Ce que devient le texte que vous analysez
La question est légitime : un devoir non rendu, un mémoire en cours, un contrat ou un courrier professionnel sont des textes que vous ne publieriez pas. Le contenu que vous collez ou envoyez est transmis au modèle le temps de produire l'analyse, puis n'est pas conservé sur nos serveurs après affichage du résultat.
Sans compte, votre session est anonyme : nous ne disposons ni de votre nom, ni de votre adresse électronique, ni d'un moyen de vous recontacter. Aucun formulaire ne vous est demandé avant d'utiliser l'outil, et rien ne relie une analyse à une identité.
Une précaution simple vaut malgré tout, ici comme sur n'importe quel service en ligne : retirez ce qui identifie des personnes avant d'envoyer — votre nom, celui de votre établissement, ceux qui apparaîtraient dans le document. L'analyse stylistique sera strictement identique, et vous n'aurez transmis aucun élément permettant de vous reconnaître. Si votre document est couvert par un accord de confidentialité, vérifiez ce que cet accord autorise avant tout envoi.
- le texte n'est pas conservé après l'affichage du résultat
- session anonyme : aucune donnée d'identification demandée
- retirez noms et établissement avant d'envoyer : l'analyse est identique
- vérifiez votre accord de confidentialité pour un document couvert
Détecteur d'IA et détecteur de plagiat : deux choses différentes
La confusion est fréquente et elle a des conséquences pratiques. Un détecteur de plagiat compare votre document à une base de sources — pages web, publications, travaux déjà rendus — et signale les passages identiques ou très proches. Il répond à la question : ce texte existe-t-il déjà ailleurs ?
Un détecteur d'IA ne compare rien. Il analyse la manière dont le texte est écrit pour estimer s'il a été produit par un modèle. Il répond à une tout autre question : ce texte a-t-il été rédigé par une personne ? Un texte entièrement original peut donc être signalé par un détecteur d'IA, et un texte copié mot pour mot sur une encyclopédie passera son analyse sans encombre, puisqu'il a bien été écrit par un humain.
Les deux outils sont complémentaires et ne se remplacent pas. Si votre établissement utilise un logiciel anti-plagiat, il ne détecte pas les textes générés ; s'il utilise un détecteur d'IA, il ne repère pas les copier-coller. C'est pourquoi certains devoirs passent les deux contrôles alors qu'ils posent problème, et pourquoi d'autres échouent à l'un sans rien avoir à se reprocher.
Notre outil relève de la seconde catégorie : il analyse le style, pas les sources. Il ne vous dira jamais si un passage provient d'un site web, et ne doit pas être présenté comme une vérification anti-plagiat.
Pour la première question — ce texte existe-t-il déjà en ligne ? — nous proposons un outil distinct : le détecteur de plagiat, accessible depuis la page /detecteur-de-plagiat-gratuit. Il recherche réellement les passages de votre texte sur le web et vous montre les pages où ils figurent. Ses limites y sont énoncées : il ne consulte que le web ouvert, et ne remplace pas le logiciel d'un établissement.
- plagiat : compare à une base de sources, cherche les reprises
- détecteur d'IA : analyse le style, cherche les marqueurs de génération
- un texte original peut être signalé par le second, pas par le premier
- un copier-coller humain passe le détecteur d'IA sans problème
Que faire quand le résultat est ambigu
Entre 40 et 70 %, l'analyse ne tranche pas — et c'est une réponse honnête, pas un échec. Le texte présente à la fois des régularités qui évoquent une génération et des irrégularités qui évoquent une personne. Cette zone correspond souvent à un usage mixte : quelqu'un a rédigé un premier jet avec une IA puis l'a retravaillé, ou l'inverse.
Le premier réflexe utile est de découper. Analysez séparément l'introduction, le développement et la conclusion : très souvent, un passage ressort nettement au-dessus des autres. Un devoir dont seule la conclusion affiche 85 % raconte quelque chose de précis, là où une moyenne de 60 % sur l'ensemble ne dit rien d'exploitable.
Le second est d'allonger l'échantillon. Un texte de 400 caractères produit mécaniquement un résultat instable ; le même auteur sur 3 000 caractères donne une estimation bien plus nette. Si vous disposez d'autres écrits de la même personne, les analyser aussi permet de comparer — un style constant d'un texte à l'autre est en soi une information.
Le troisième, si l'enjeu est réel, est d'arrêter de chercher un chiffre. Aucun affinement méthodologique ne transformera une estimation stylistique en preuve. À ce stade, seule une conversation sur le contenu du travail apporte une réponse solide.
- 40 à 70 % : signaux mêlés, souvent le signe d'un usage mixte
- découpez le texte : un passage ressort généralement des autres
- allongez l'échantillon : sous 1 000 caractères le résultat est instable
- si l'enjeu est réel, passez à l'entretien plutôt qu'à un autre outil
Questions fréquentes
Le détecteur est-il vraiment gratuit ?
Oui, sans compte ni carte bancaire, et sans version payante qui réserverait les résultats détaillés. Sans compte, trois analyses par jour ; l'abonnement Premium retire cette limite.
Quelle est la précision de la détection ?
Aucun détecteur n'est fiable à 100 %, et il faut s'en méfier quand on l'affirme. Le classificateur d'OpenAI, conçu pour reconnaître ses propres modèles, identifiait 26 % des textes générés et signalait à tort 9 % des textes humains ; OpenAI l'a retiré en 2023. Traitez tout score comme un indice à vérifier.
Combien de caractères faut-il au minimum ?
Trois cents caractères, soit environ cinquante mots. En dessous, il n'y a pas assez de matière pour observer un style. Plus le texte est long, plus l'estimation est solide : l'outil accepte jusqu'à vingt-cinq mille caractères en une seule analyse.
Puis-je analyser un fichier PDF ou Word ?
Oui, les formats PDF, Word (.docx) et texte brut sont acceptés, jusqu'à huit mégaoctets. Le texte est extrait automatiquement. Attention aux PDF scannés : ils ne contiennent que des images, sans texte extractible — copiez-collez alors le contenu à la place.
Comment interpréter le pourcentage ?
Il indique à quel point le style ressemble à celui d'une génération, pas la certitude que le texte en soit une. En dessous de 40 %, l'écriture présente les irrégularités humaines ; entre 40 et 70 %, les signaux sont mêlés ; au-dessus de 70 %, le style est nettement génératif. Lisez toujours l'indice de confiance affiché à côté.
Pourquoi mon texte est-il détecté alors que je l'ai écrit ?
Parce que certaines écritures humaines présentent les mêmes signaux qu'une génération : style scolaire très appliqué, français appris comme langue étrangère, rédaction technique normalisée. Ce sont les faux positifs les plus fréquents, et ils frappent toujours les mêmes profils.
Un enseignant peut-il sanctionner sur la foi de ce score ?
Non. Un score n'est pas une preuve et ne peut fonder une sanction. Sur une classe de trente élèves, un taux de faux positifs de 9 % représente deux à trois copies honnêtes signalées par devoir. La seule méthode qui tienne est l'entretien sur le travail : celui qui a rédigé répond sans effort.
Détecte-t-il les textes de ChatGPT, Claude ou Gemini ?
L'analyse ne cherche pas la signature d'un modèle particulier mais les marqueurs communs aux textes générés : régularité du rythme, absence d'ancrage, registre constant. Elle s'applique donc à toutes les IA génératives, sans distinguer laquelle a produit le texte.
Fonctionne-t-il aussi bien en français qu'en anglais ?
Notre analyse est conduite en français, ce qui limite le décalage. Mais la tradition rédactionnelle française — plans structurés, connecteurs explicites, registre soutenu — produit naturellement des signaux proches de la génération : le taux de faux positifs y est structurellement plus élevé qu'en anglais.
Que devient le texte que j'analyse ?
Il est transmis au modèle le temps de produire l'analyse, puis n'est pas conservé après affichage du résultat. Sans compte, votre session est anonyme. Retirez tout de même noms et établissement avant d'envoyer un document : l'analyse stylistique sera identique.
Comment réduire le score de mon propre texte ?
Variez les longueurs de phrase, cassez deux ou trois enchaînements trop réguliers, remplacez les connecteurs les plus attendus, ajoutez un exemple précis avec une date ou un chiffre, et assumez une position au lieu de rester dans la nuance permanente. Ce sont aussi des conseils d'écriture valables en eux-mêmes.
Puis-je analyser un texte dans une autre langue ?
L'outil est conçu et calibré pour le français. Sur un texte anglais ou espagnol, il produira une estimation, mais moins fiable : les marqueurs de style diffèrent d'une langue à l'autre, tout comme les usages rédactionnels de chaque tradition scolaire.
Le détecteur repère-t-il aussi le plagiat ?
Non, ce sont deux problèmes distincts. Le plagiat consiste à reprendre un texte existant, et sa détection exige de comparer votre document à une base de sources. Notre outil analyse le style pour estimer si un texte a été généré, ce qui ne dit rien de sa possible reprise d'une source.
Faut-il installer une application ?
Non, tout fonctionne dans le navigateur, sur ordinateur comme sur téléphone. Aucune installation, aucune autorisation demandée, aucune mise à jour à gérer. Vous pouvez ajouter la page à votre écran d'accueil pour un accès rapide.