Comment fonctionne ce résumeur
Vous collez un texte ou vous envoyez un document, vous choisissez un format et une longueur, et vous obtenez un résumé. Dans les formats « points clés » et « fiche de révision », les phrases retenues sont en plus surlignées dans votre texte d'origine : vous voyez d'où vient chaque idée.
Ce surlignage n'est pas une décoration, et il mérite d'être expliqué. Le défaut principal d'un résumé automatique n'est pas d'inventer des choses — c'est d'en oublier. Les mesures disponibles donnent environ 3,5 % d'omissions contre 1,5 % d'inventions. Or une omission est invisible : rien dans le résumé ne signale ce qui manque. Voir ce qui a été retenu est le seul moyen pratique de repérer, en creux, ce qui a été écarté.
Techniquement, le texte est découpé en phrases côté serveur, puis ces phrases sont numérotées avant d'être soumises au modèle. Celui-ci renvoie des numéros, jamais des positions. La différence est importante : un numéro qui n'existe pas se détecte immédiatement et se rejette, alors qu'une position erronée est indétectable et produirait un surlignage posé sur la mauvaise phrase — c'est-à-dire un outil qui vous ment sans que rien ne paraisse anormal.
La longueur demandée est ensuite vérifiée. Si le résumé produit s'écarte trop de ce que vous avez demandé, une seconde passe est lancée automatiquement, en indiquant au modèle l'écart réellement mesuré. Ce point est développé plus bas : c'est la faiblesse la mieux documentée de tous les résumeurs automatiques.
Aucune inscription n'est demandée, la limite est de 10 000 mots par résumé sans compte (sans limite avec Premium), et le texte n'est pas conservé au-delà de la session.
Les cinq formats, et lequel choisir
Un résumé de cours ne ressemble pas à une synthèse pour un comité de direction. Plutôt qu'un bouton unique, l'outil propose cinq formats, dont deux qui n'existent chez aucun concurrent anglophone parce qu'ils sont propres aux usages français.
- Paragraphe — un texte rédigé d'un seul tenant, qui se lit comme un texte. C'est le format par défaut, et celui qui convient quand le résumé doit être intégré ailleurs : une introduction, un courriel, une note.
- Points clés — une liste à puces, une idée par puce, avec surlignage des phrases sources. Le format pour survoler rapidement un document long ou en extraire ce qui compte.
- Fiche de révision — deux à quatre intertitres, des puces sous chacun, et une ligne « À retenir » finale. C'est le format scolaire français, celui qu'on recopie avant un contrôle. Aucun outil anglophone ne le propose.
- Synthèse professionnelle — trois parties : contexte, constats, recommandations. Le format des notes de service et des comptes rendus. Si le texte ne formule aucune recommandation, l'outil le dit au lieu d'en inventer.
- Simplifié — phrases courtes, vocabulaire courant, termes techniques expliqués. Pour rendre accessible un texte administratif, juridique ou spécialisé, sans en retirer d'information.
Résumé extractif ou rédigé : la différence qui compte
Il existe deux façons de résumer un texte, et confondre les deux explique la plupart des déceptions.
Un résumé extractif sélectionne des phrases existantes et les remet bout à bout. Rien n'est réécrit, donc rien ne peut être inventé : c'est sa garantie. En contrepartie, l'enchaînement est parfois abrupt, et les phrases retenues portent des références à un contexte qui a disparu — un « celui-ci » dont on ne sait plus à quoi il renvoie.
Un résumé rédigé, ou abstractif, reformule dans ses propres mots. La lecture est plus fluide, les idées sont recomposées, mais rien ne garantit plus que chaque affirmation vienne du texte. C'est là que se logent les rares inventions.
Nos formats se répartissent entre les deux. « Points clés » et « fiche de révision » sont largement extractifs, et c'est pour cela qu'ils portent le surlignage : chaque puce est adossée à une phrase que vous pouvez relire. « Paragraphe », « synthèse » et « simplifié » sont rédigés, parce que leur intérêt est justement de recomposer.
La conséquence pratique est simple. Si vous résumez un document dont l'exactitude engage quelque chose — un contrat, un compte rendu, un texte réglementaire — utilisez « points clés » et vérifiez les phrases surlignées. Si vous voulez simplement comprendre vite, « paragraphe » est plus agréable.
Résumer un PDF ou un document Word
L'outil accepte directement les fichiers .pdf, .docx, .txt et .md, jusqu'à 8 Mo. Le texte en est extrait automatiquement, et le résumé porte sur ce texte. Cette page remplace notre ancienne page consacrée aux PDF : il n'y a plus de raison de les séparer.
Un avertissement s'impose sur les PDF scannés. Un PDF issu d'un scanner ou d'une photocopieuse ne contient pas de texte : ce sont des images de pages. Aucune extraction n'est possible, et l'outil vous le dira plutôt que de produire un résumé fondé sur rien. Le test est immédiat : ouvrez le fichier et essayez de sélectionner un mot avec la souris. Si vous ne pouvez pas, c'est une image. Il faut alors passer par un logiciel de reconnaissance de caractères, ou copier-coller le contenu depuis sa source d'origine.
Deuxième limite, celle de la longueur. Un rapport de cent pages dépasse les dix mille mots acceptés sans compte, et serait de toute façon mal résumé d'un bloc. La bonne méthode consiste à traiter chapitre par chapitre, puis à résumer les résumés. C'est plus long, mais le résultat n'a rien à voir : chaque partie reçoit une attention entière au lieu d'être noyée.
Attention enfin à la structure. L'extraction d'un PDF met les tableaux à plat, mélange parfois les colonnes d'une mise en page sur deux colonnes, et intercale les en-têtes et pieds de page dans le texte. Si votre document repose beaucoup sur des tableaux, vérifiez ce qui a été extrait avant de vous fier au résumé.
Résumer un article de presse
C'est l'usage le plus courant, et le plus rapide à rentabiliser : trente secondes pour savoir si un article de quinze minutes mérite d'être lu.
Le format « points clés » est le bon choix ici. Un article de presse est construit en pyramide inversée — l'essentiel au début, les détails ensuite — et une liste à puces épouse cette structure mieux qu'un paragraphe.
Une précaution propre à la presse : distinguez les faits des citations. Un article rapporte souvent ce qu'une personne a déclaré, et un résumé peut transformer « selon le ministre, la mesure sera appliquée en janvier » en « la mesure sera appliquée en janvier ». Ce n'est plus la même affirmation. Relisez les puces qui portent une date ou un engagement, et vérifiez dans le texte surligné si l'attribution a survécu.
Sachez aussi que vous ne pouvez pas coller une URL : l'outil résume un texte, pas une page web. Copiez le contenu de l'article. C'est également ce qui vous protège des bandeaux publicitaires et des recommandations d'articles, qui pollueraient le résumé.
Résumer un cours et faire une fiche de révision
Le format « fiche de révision » a été ajouté pour cet usage précis, parce qu'aucun outil international ne le propose alors que c'est le format le plus demandé en France.
Il produit deux à quatre intertitres, des puces sous chacun, et une ligne « À retenir » qui tient en une phrase. C'est la structure d'une fiche recopiée à la main, et ce n'est pas un hasard : cette structure aide à mémoriser parce qu'elle hiérarchise au lieu d'aligner.
Un point à comprendre pour que l'outil vous serve vraiment. Recopier une fiche produite par une machine n'apprend rien — la mémorisation vient de l'effort de sélection, pas de la lecture. Le bon usage est inverse : faites votre fiche d'abord, puis générez la nôtre et comparez. Ce que vous avez oublié saute aux yeux, et ce que vous avez retenu se confirme. C'est cinq minutes, et cela vaut une relecture entière.
Le surlignage sert ici particulièrement : il vous montre quelles parties du cours ont été jugées essentielles, ce qui vous indique aussi lesquelles ont été écartées. Si un passage que votre professeur a insisté à souligner n'est pas surligné, c'est un signal.
Pour un cours long, procédez par chapitre. Une fiche par chapitre est plus utile qu'une fiche unique qui aplatit tout au même niveau.
La synthèse professionnelle
Le format « synthèse pro » rend trois parties : contexte, constats, recommandations. C'est la structure attendue d'une note interne, d'un compte rendu de réunion ou d'un rapport court.
Une règle a été posée explicitement dans les consignes de l'outil : si le texte ne formule aucune recommandation, la synthèse doit le dire plutôt que d'en inventer. C'est le point où un résumeur automatique dérape le plus facilement — la structure appelle une conclusion, et le modèle a tendance à la fabriquer pour remplir la case. Une recommandation inventée dans une note interne peut vous engager auprès de gens qui la liront comme votre position.
Pour un compte rendu de réunion, une précaution supplémentaire : les décisions et les personnes qui en sont responsables sont ce qui compte, et ce sont aussi les éléments les plus fragiles. Vérifiez systématiquement les noms et les échéances dans le texte d'origine.
Ce format fonctionne bien sur des textes qui exposent une situation. Il fonctionne mal sur un texte narratif ou argumentatif, où la découpe contexte/constats/recommandations n'a pas de sens — préférez alors « paragraphe ».
Quelle longueur demander
La règle communément admise situe un bon résumé entre 10 et 20 % du texte d'origine. C'est un ordre de grandeur utile, pas une loi, et il dépend surtout de la densité du texte.
Un texte dense — un article scientifique, un texte juridique, une note technique — supporte mal une réduction forte : chaque phrase y porte de l'information, et couper de 90 % revient à jeter des faits. Un texte aéré — un article de blog, une présentation, un courriel long — se réduit facilement de 85 %, parce qu'une part importante est de la mise en contexte et des transitions.
Le curseur propose quatre crans, gradués en nombre de phrases plutôt qu'en pourcentage. Ce choix est délibéré : « quatre phrases » se vérifie d'un coup d'œil, « 15 % » ne se vérifie pas. Le taux de réduction réellement obtenu vous est affiché après coup, pour que vous puissiez juger.
En pratique, commencez par « court ». Si le résumé vous paraît creux, c'est que le texte était dense : passez à « moyen » ou « détaillé ». S'il vous paraît redondant, descendez. Deux essais suffisent presque toujours, et ils coûtent quelques secondes.
Pourquoi un résumé automatique oublie des choses
C'est la limite qu'il faut connaître avant toute autre, et elle n'est pas anecdotique.
Un résumé automatique commet deux types d'erreurs. Il peut inventer — affirmer quelque chose qui n'est pas dans le texte — et il peut omettre. Les mesures disponibles montrent que l'omission est nettement plus fréquente : environ 3,5 % contre 1,5 % dans un cadre d'évaluation clinique où les deux ont été comptés séparément.
Or ces deux erreurs n'ont pas la même visibilité. Une invention peut être repérée en relisant : l'affirmation n'est pas dans le texte. Une omission, elle, ne laisse aucune trace — le résumé paraît parfaitement cohérent, il est simplement incomplet. C'est ce qui la rend dangereuse.
Deux facteurs aggravent le phénomène. Plus la réduction demandée est forte, plus il faut écarter d'informations, donc plus le risque augmente mécaniquement. Et une information isolée, mentionnée une seule fois au détour d'une phrase, a beaucoup moins de chances de survivre qu'une idée répétée — alors que c'est souvent l'information isolée qui compte, une exception, une date limite, une condition.
Notre parade est le surlignage. En voyant quelles phrases ont été retenues, vous voyez aussi lesquelles ne l'ont pas été. Ce n'est pas une garantie, c'est un moyen de contrôle — et c'est plus que ce qu'offrent les outils qui rendent un résumé sans rien montrer.
Vérifier un résumé en trois minutes
Un résumé que vous allez utiliser mérite une vérification. Voici la méthode la plus rapide qui attrape l'essentiel des problèmes.
Premier contrôle, les chiffres et les dates. Relevez-les dans le résumé et retrouvez-les dans le texte. C'est le contrôle le plus rentable : une erreur y est grave et se vérifie en quelques secondes.
Deuxième contrôle, les négations. Cherchez « ne… pas », « aucun », « sans », « jamais » dans le texte d'origine et vérifiez que le sens a survécu. Une négation perdue inverse une affirmation sans que rien ne paraisse anormal, et c'est le défaut le plus insidieux d'un résumé automatique.
Troisième contrôle, les attributions. Le résumé dit-il « X affirme que » là où le texte l'attribuait à quelqu'un ? Transformer une opinion rapportée en fait établi est une déformation fréquente.
Quatrième contrôle, celui de l'absence. Passez le texte d'origine en diagonale et demandez-vous s'il contient une information importante qui n'apparaît pas dans le résumé. En mode « points clés », les passages non surlignés vous indiquent où regarder en priorité.
Résumer un livre, et pourquoi c'est différent
C'est la demande la plus fréquente et la plus mal servie, parce qu'elle repose sur un malentendu.
L'outil résume le texte que vous lui donnez. Il ne connaît pas le contenu d'un livre dont vous lui donneriez seulement le titre. Écrire « résume-moi Germinal » à une IA produit un texte qui ressemble à un résumé, construit à partir de ce que le modèle a lu d'autres résumés — avec les erreurs qui vont avec, des personnages déplacés, des événements attribués au mauvais chapitre. Ce n'est pas ce que fait cet outil, et c'est tant mieux.
Si vous avez le texte, tout va bien : collez un chapitre et résumez-le. Pour un livre entier, procédez chapitre par chapitre, puis résumez la série de résumés. Vous obtenez une structure fidèle, et vous savez d'où vient chaque élément.
Si vous n'avez pas le texte et que vous cherchez le résumé d'une œuvre au programme, un outil de résumé n'est pas le bon endroit : cherchez une analyse publiée, une édition annotée, ou lisez l'œuvre. Nous préférons vous le dire que de vous vendre un résumé fabriqué de mémoire.
Chiffres, dates et négations
Trois éléments concentrent la quasi-totalité des erreurs qui changent réellement le sens d'un résumé, et ils méritent chacun une attention particulière.
Les chiffres se déforment de deux façons : par arrondi — « 47 % » devenu « près de la moitié », ce qui est acceptable — et par erreur de recopie, ce qui ne l'est pas. La consigne donnée au modèle exige la recopie exacte, mais la vérification reste de votre côté, surtout si le chiffre porte un enjeu.
Les dates subissent le même sort, avec une difficulté supplémentaire : une date relative. « L'an dernier » dans un texte de 2023 ne veut pas dire la même chose lu aujourd'hui, et un résumé qui conserve la formulation relative sans le contexte devient faux avec le temps.
Les négations sont le cas le plus grave. « Le rapport ne recommande pas cette mesure » et « le rapport recommande cette mesure » sont deux phrases opposées qui se ressemblent, et un résumé qui perd le « ne… pas » affirme exactement le contraire du texte. La perte de négation est une catégorie d'erreur reconnue dans la littérature, mais aucun taux mesuré n'existe pour le français : personne ne sait à quelle fréquence elle se produit dans notre langue. Traitez donc chaque négation importante comme un point à vérifier.
Résumer n'est pas reformuler ni paraphraser
Ces trois opérations sont souvent confondues, et le choix du mauvais outil produit une déception prévisible.
Résumer réduit : le texte d'arrivée est plus court, et il perd volontairement de l'information. C'est le but. Une information écartée n'est pas une erreur, c'est le travail qui a été fait.
Reformuler conserve : le texte d'arrivée dit la même chose, sur une longueur comparable, avec d'autres mots. Rien n'est retiré. Si vous voulez changer la formulation sans rien perdre, c'est un reformulateur qu'il vous faut, pas un résumeur.
Paraphraser est le terme universitaire pour la reformulation, avec une obligation supplémentaire : citer la source. Une paraphrase non attribuée reste du plagiat, même si aucun mot n'est commun avec l'original.
Un cas hybride mérite d'être signalé : vouloir un texte plus court sans perdre d'information. C'est possible dans une certaine mesure — en supprimant les redondances de formulation plutôt que des idées — mais la marge est limitée, de l'ordre de 30 %. Au-delà, il faut accepter de retirer du contenu. Un outil qui vous promet la moitié de la longueur sans aucune perte vous raconte une histoire.
Résumer un texte en anglais ou dans une autre langue
L'outil conserve la langue du texte : un article anglais est résumé en anglais, un texte espagnol en espagnol. Ce n'est pas un traducteur, et cette séparation est volontaire.
Confondre les deux opérations dégrade les deux. Résumer suppose de hiérarchiser dans une langue ; traduire suppose de rendre un sens dans le système d'une autre. Faire les deux en un seul geste éloigne deux fois du texte, et les écarts se composent.
Si vous voulez le résumé français d'un article anglais, procédez en deux temps : résumez d'abord en anglais, puis traduisez le résumé. C'est plus économique que l'inverse — vous ne traduisez que quelques phrases au lieu de l'article entier — et vous pouvez vérifier chaque étape.
Un point de qualité, dit franchement : ces modèles ont lu bien plus d'anglais que de français, et leurs résumés y sont généralement meilleurs. Sur un texte français exigeant, une relecture reste utile.
L'usage scolaire et universitaire
La question revient constamment : a-t-on le droit d'utiliser un résumeur pour ses études ? La réponse dépend de ce qu'on en fait, et la distinction est nette.
Utiliser l'outil pour comprendre plus vite est légitime et ne pose aucun problème : résumer un chapitre avant de le lire, vérifier qu'on a saisi l'essentiel d'un article, préparer une fiche pour réviser. Rien de tout cela n'apparaît dans votre rendu final.
Rendre le résumé produit par l'outil comme votre propre travail est autre chose. Si l'exercice demandé *est* le résumé — un résumé de texte en français, une note de synthèse — alors le produire automatiquement, c'est ne pas faire l'exercice. Ce n'est pas une question d'outil mais de ce qui est évalué : on vous demande précisément la compétence que vous déléguez.
La plupart des établissements encadrent désormais l'usage plutôt que de l'interdire, et sanctionnent la non-déclaration. Renseignez-vous sur la règle de votre établissement : elle existe presque partout maintenant, et l'ignorer n'est pas une défense.
Un mot enfin sur les détecteurs d'IA, souvent évoqués dans ce contexte. Ils sont peu fiables dans les deux sens, et un résumé produit par une IA porte les marques statistiques d'un texte généré. Si votre établissement en utilise un, le contournement n'est pas la bonne stratégie : la conformité au cadre l'est.
Confidentialité et traitement de votre texte
Le texte que vous collez, ou le document que vous envoyez, est transmis à un modèle de langage pour produire le résumé, puis conservé le temps de la session. Sans compte, celle-ci est anonyme et disparaît à la fermeture de la page. Nous ne construisons aucun profil et ne revendons rien.
Il faut le dire sans détour : ce traitement s'appuie sur un service tiers hébergé hors de l'Union européenne. Cela a des conséquences concrètes pour certains documents. Un rapport interne, un dossier contenant des données personnelles, un compte rendu médical, un contrat sous clause de confidentialité ne devraient pas y être envoyés.
La précaution est simple : retirez les noms, les adresses, les identifiants et tout ce qui permet d'identifier une personne avant de coller. Le résumé sera de qualité identique, puisqu'il porte sur la structure de l'information et non sur ces éléments.
Pour un usage professionnel régulier sur des documents sensibles, un outil hébergé en Europe avec engagement contractuel de non-réutilisation des données est le choix approprié. Nous préférons vous l'indiquer que de laisser croire que tout usage se vaut.
Gratuité, limites et bon usage
Le service est gratuit et ne demande aucun compte. La limite est de 10 000 mots par résumé et de trois résumés par jour sans compte ; l'abonnement Premium retire ces deux limites.
Cette limite mérite une comparaison. Le résumeur de QuillBot, la référence du secteur, s'arrête à 600 mots en version gratuite. Nous en acceptons dix mille sans inscription, et sans plafond avec l'abonnement.
La limite quotidienne est calculée par réseau et non par personne. Largement dimensionnée pour un usage individuel, elle ne se rencontre en pratique que depuis un établissement scolaire ou une entreprise, où elle est partagée entre tous les postes sortant par la même adresse.
Gratuit ne veut pas dire illimité en qualité. L'outil s'appuie sur un modèle rapide, choisi pour rendre un résultat en quelques secondes. Sur un texte scientifique pointu ou un document juridique, il constitue une première lecture solide, pas une analyse.
Le meilleur usage, finalement, n'est pas de remplacer la lecture mais de la diriger. Un résumé vous dit en trente secondes si un document mérite vos vingt minutes, et vous indique par où commencer. C'est là qu'il fait gagner du temps sans rien coûter en compréhension.
Questions fréquentes
Le résumeur est-il gratuit et sans inscription ?
Oui, aucun compte n'est demandé et rien n'est facturé. Vous pouvez résumer jusqu'à 10 000 mots par passage sans compte — seize fois la limite gratuite de QuillBot, qui s'arrête à 600 mots — et six textes par jour ; l'abonnement Premium retire ces limites.
Quelle longueur de résumé faut-il demander ?
Entre 10 et 20 % du texte d'origine est le repère habituel, mais tout dépend de la densité. Un texte scientifique ou juridique supporte mal une réduction forte, car chaque phrase y porte de l'information ; un article de blog se réduit facilement de 85 %. Commencez par « court » : s'il vous paraît creux, montez d'un cran.
Puis-je résumer un PDF ou un document Word ?
Oui, les formats .pdf, .docx, .txt et .md sont acceptés jusqu'à 8 Mo, et le texte en est extrait automatiquement. Attention aux PDF scannés : ce sont des images de pages, ils ne contiennent aucun texte. Le test est immédiat — si vous ne pouvez pas sélectionner un mot à la souris dans le fichier, l'extraction est impossible.
Pourquoi certaines phrases sont-elles surlignées dans mon texte ?
Dans les formats « points clés » et « fiche de révision », les phrases sur lesquelles le résumé s'appuie sont surlignées dans votre texte d'origine. Cela vous permet de vérifier d'où vient chaque idée, et surtout de repérer ce qui a été écarté : le défaut principal d'un résumé automatique est l'omission, et une omission ne laisse aucune trace dans le résumé lui-même.
Le résumé peut-il inventer des informations ?
C'est rare mais pas impossible : les meilleurs modèles se situent entre 1,8 et 4,1 % d'inventions sur un résumé ancré dans un texte fourni. L'omission est plus fréquente — environ 3,5 % contre 1,5 % dans les mesures disponibles. Les formats « points clés » et « fiche » sont largement extractifs, ce qui réduit fortement le risque d'invention.
Quelle est la différence entre résumer et reformuler ?
Résumer réduit et perd volontairement de l'information : c'est le but. Reformuler conserve tout, en changeant seulement les mots et la construction, sur une longueur comparable. Si vous voulez raccourcir sans rien perdre, sachez que la marge est d'environ 30 % — au-delà, il faut accepter de retirer du contenu, quoi qu'en promettent certains outils.
Puis-je résumer un livre en donnant seulement son titre ?
Non, et c'est volontaire. L'outil résume le texte que vous lui fournissez. Demander à une IA le résumé d'un livre à partir de son titre produit un texte fabriqué à partir d'autres résumés, avec les erreurs qui vont avec — personnages déplacés, événements attribués au mauvais chapitre. Si vous avez le texte, procédez chapitre par chapitre.
Le résumé conserve-t-il la langue de mon texte ?
Oui : un article anglais est résumé en anglais. Ce n'est pas un traducteur, et cette séparation est volontaire. Si vous voulez le résumé français d'un texte anglais, résumez d'abord puis traduisez le résumé — c'est plus économique que l'inverse et vous pouvez vérifier chaque étape.
Que faut-il vérifier dans un résumé automatique ?
Quatre choses, dans cet ordre : les chiffres et les dates, en les retrouvant dans le texte ; les négations (« ne… pas », « aucun », « sans »), dont la perte inverse le sens sans que rien ne paraisse anormal ; les attributions, pour vérifier qu'une opinion rapportée n'est pas devenue un fait établi ; et enfin ce qui manque, en parcourant le texte d'origine en diagonale.
Ai-je le droit d'utiliser un résumeur pour mes études ?
Pour comprendre plus vite — résumer un chapitre, préparer une fiche, vérifier votre compréhension — c'est légitime et rien n'en apparaît dans votre rendu. Rendre le résumé comme votre travail est autre chose, surtout si l'exercice demandé est justement le résumé : on vous évalue alors sur la compétence que vous déléguez. La plupart des établissements encadrent l'usage plutôt que de l'interdire.
Pourquoi mon résumé fait-il parfois deux fois la longueur demandée ?
C'est la faiblesse la mieux documentée des résumeurs automatiques : les modèles échouent à respecter une contrainte de longueur dans 50 à 100 % des cas selon les études. Notre outil mesure la longueur réellement produite et relance automatiquement une seconde passe si l'écart est trop grand, en indiquant au modèle l'écart mesuré — c'est le seul correctif qui fonctionne.
Le format « fiche de révision », c'est quoi exactement ?
Deux à quatre intertitres, des puces sous chacun, et une ligne « À retenir » finale : la structure d'une fiche recopiée à la main. C'est le format le plus demandé en France et aucun outil international ne le propose. Le bon usage est de faire votre fiche d'abord, puis de générer la nôtre et de comparer — ce que vous avez oublié saute aux yeux.
Que devient le texte que je résume ?
Il est transmis au modèle pour produire le résumé, puis conservé le temps de la session, qui est anonyme et disparaît à la fermeture de la page. Le traitement s'appuie toutefois sur un service tiers hébergé hors de l'Union européenne : retirez les noms, adresses et données confidentielles avant de coller. Le résumé sera de qualité identique.
Puis-je coller le lien d'un article au lieu du texte ?
Non, l'outil résume un texte et non une page web. Copiez le contenu de l'article. C'est aussi ce qui vous protège : coller une page entière ferait entrer les bandeaux publicitaires, les menus et les recommandations d'articles dans le résumé.